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Räikkönen vit une saison frustrante, mais espère se relancer à Montréal

04/06/2014 04:00 EDT | Actualisé 04/08/2014 05:12 EDT

MONTRÉAL - Il risque d'y avoir une patte de lapin, un trèfle à quatre feuilles ou encore un fer à cheval à bord du bolide de Kimi Räikkönen pour le Grand Prix de Formule Un du Canada, qui sera disputé au cours du week-end sur l'île Notre-Dame.

Le Finlandais l'admet d'emblée, il connaît une saison frustrante à son retour chez Ferrari. Räikkönen, qui est âgé de 34 ans, occupe présentement le 12e échelon du championnat des pilotes de Formule Un avec une mince récolte de 17 points. Son coéquipier, l'Espagnol Fernando Alonso, fait beaucoup mieux, en comparaison, avec un total de 61 points lui permettant de se retrouver au troisième rang, loin derrière les deux pilotes Mercedes.

Le champion du Grand Prix du Canada en 2005 a attribué ses insuccès depuis le début de la saison à une «série de malchances», qui se sont traduites par des accrochages en Malaisie, au Bahreïn et plus récemment à Monaco, il y a deux semaines.

«Ce n'est certes pas la situation idéale, mais je ne ressens pas de pression, a assuré celui qu'on surnomme 'Iceman'. Je veux plus que quiconque obtenir de bons résultats. J'ai seulement été malchanceux, car on dirait qu'il m'arrive toujours quelque chose.»

Le pilote Ferrari s'était élancé de la sixième place sur la grille de départ monégasque et s'était hissé en troisième position lorsqu'il a été victime d'un bête accrochage avec le pilote Marussia Max Chilton, alors que la voiture de sécurité était en piste.

«Lors de la dernière course, j'aurais pu avoir l'occasion d'inscrire des points, mais elle a été détruite par quelqu'un, a laissé entendre l'ancien champion du monde en 2007, dont la frustration était toujours palpable, mercredi, à l'occasion d'une conférence de presse conjointe de Shell et Ferrari au Centre des sciences de Montréal. C'était malheureux. Je ne crois pas beaucoup à la chance et à la malchance, mais je suis certain qu'on peut s'améliorer.

«Mon objectif est toujours de gagner et de me battre pour le championnat, même si j'ai beaucoup de rattrapage à faire.»

À observer ses résultats cette saison, force est d'admettre qu'il a raison. Ses meilleurs résultats après six courses sont des septièmes places au Grand Prix d'Australie et au Grand Prix d'Espagne. Interrogé à savoir s'il commençait à ressentir de la pression de la part de ses patrons, Räikkönen a indiqué qu'il avait toujours confiance en ses moyens et qu'il espérait bientôt que la chance finisse par le favoriser.

«Il faut s'améliorer à tous les niveaux, du moins là où c'est possible, a commenté Räikkönen, qui est rarement en verve. Nous verrons comment ça ira vendredi — j'espère que la température sera clémente —, et avec les nouvelles améliorations qui ont été apportées à la voiture nous espérons obtenir des résultats concrets sur la piste. Même s'ils sont minimes.»

Ces déclarations ont été faites alors que le directeur technique de Ferrari, James Allison, a déclaré que Räikkönen est un peu moins rapide qu'Alonso. L'Espagnol s'est qualifié quatre fois devant lui lors des six premières courses, et il a inscrit un meilleur résultat lors de chacun des Grand Prix cette saison.

Räikkönen, qui disputera ce week-end son 200e Grand Prix en carrière, en a également profité pour décocher une flèche envers la FIA lorsqu'on lui a fait remarquer que la popularité de la F1, en terme d'affluence, était en baisse d'un point de vue général.

«Nous essayons d'offrir les meilleures courses possibles, mais nous ne pouvons pas tout faire. Nous tentons de participer à des événements promotionnels pour le public, et je suis certain que certaines choses, comme la modification du son des moteurs, n'a pas joué en notre faveur. De plus, si on parle pour Montréal, il ne faut pas oublier la présence du hockey. Le Canadien se battait jusqu'à tout récemment pour participer à la finale de la Coupe Stanley. (...) Je crois que les changements devront venir de l'intérieur de la F1, du côté des propriétaires.»

En dépit de ses récents insuccès, le Finlandais a réitéré qu'il ne regrettait pas son passage chez Ferrari, après avoir oeuvré lors des deux saisons précédentes chez Lotus — à la suite d'une expérience de deux saisons en rallye, en 2010 et 2011.

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