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« La théorie du K.O » à ICI Radio-Canada Télé : Rémi-Pierre Paquin saute dans le ring (PHOTOS)

04/06/2014 03:53 EDT | Actualisé 04/06/2014 03:55 EDT
Courtoisie ICI Radio-Canada

C’est une équipe des plus chevronnées qui s’active présentement à donner corps à la nouvelle comédie La théorie du K.O (le titre pourrait changer), portant sur l’univers de la lutte, qu’ICI Radio-Canada Télé insérera dans sa programmation de l’automne 2014 ou de l’hiver 2015, la date de diffusion exacte n’ayant pas encore été confirmée.

Comme têtes d’affiche principales, Rémi-Pierre Paquin et Michel Côté. Le premier jouera le rôle d’un jeune père de famille débordé, récemment devenu veuf, qui déteste son boulot, et qui trouvera dans le ring un exutoire à ses frustrations, tandis que le second interprétera son père, un gardien de sécurité bourru et autoritaire, qui n’entretient pas une très bonne relation avec son fils. Autour d’eux, Gildor Roy, Alexandre Goyette, Marie-Soleil Dion, David Savard, Kwasi Songui, Julie Deslauriers et Yanic Truesdale, ainsi qu’Elliot Miville-Deschênes et Ludivine Reding, dans la peau des enfants de Rémi-Pierre.

Aux textes, Martin Forget (Km/h, Si la tendance se maintient). À la réalisation, Stéphane Lapointe (Tout sur moi, Mauvais karma). Et, pour encadrer tout ce beau monde, les producteurs Denise Robert qui, avec sa boîte Cinémaginaire, n’a rien orchestré au petit écran depuis Le petit monde de Laura Cadieux, au milieu des années 2000, Guillaume Lespérance (Tout le monde en parle, Ces gars-là, Qui êtes-vous?) et Louise Gendron qui, depuis 2008, est productrice au développement chez Cinémaginaire Télévision. La théorie du K.O. sera en fait une production conjointe de Zone 3 et Cinémaginaire Télévision.

Le projet, qu’on définit comme une comédie pure, est en développement depuis deux ou trois ans. On ne versera pas ici dans un ton dramatique ou familial; on parle vraiment ici d’un «show de gars», d’un «Fabuleux destin d’Amélie Poulain violent», pour paraphraser le réalisateur, Stéphane Lapointe, mais qui devrait néanmoins plaire aussi à la gent féminine.

Le tournage des 12 épisodes de 30 minutes a commencé le 20 mai et se terminera le 19 juillet, à Montréal et dans les environs. On enregistre les scènes à l’extérieur et non en studio, et pas non plus devant public. On n’ajoutera aucun rire en canne. «Ce n’est pas une sitcom», a précisé le producteur, Guillaume Lespérance.

L’histoire

Le cœur de La théorie du K.O., c’est donc le quotidien terne de Carl Hébert (Rémi-Pierre Paquin), pour qui rien ne semble aller. L’homme en fin de trentaine a vu sa femme mourir moins d’un an auparavant et doit assurer seul l’éducation de ses deux enfants, une adolescente rebelle et un petit garçon surdoué. Commis de bureau, Carl s’ennuie souverainement au travail et a du mal à joindre les deux bouts. Ça sent la crise de la quarantaine à plein nez pour lui.

Pour ajouter à ses malheurs, son père Carol (Michel Côté), un ancien militaire qui a conservé ses manies acquises dans l’armée, s’immisce un peu trop à son goût dans son univers, en se mêlant de l’éducation des rejetons et en le diminuant constamment. Une rivalité s’installera rapidement entre eux pour gagner l’admiration du fils de Carl, et les deux hommes s’obstineront sur tout et rien. L’épouse de Carol et mère de Carl n’est plus présente dans le décor; on apprendra petit à petit pourquoi au fil de la série.

Heureusement, dans un ring de lutte, Carl retrouve toute sa dignité. Un peu coincé et maladroit dans la vie de tous les jours, l’antihéros mordra dans son sport avec ferveur et se démarquera de ses adversaires, ce qui lui permettra de renouer petit à petit avec son estime personnelle et de donner un sens à son existence. Sans compter que le petit surplus financier que lui apportera l’activité lui donnera un bon coup de pouce.

«Carl est une bonne pâte, un bon yâb, qui ne l’a pas eue facile dans la dernière année, a raconté Rémi-Pierre Paquin. Il a du mal à gérer sa nouvelle vie, avec ses enfants et son père, qu’il n’aime pas tellement, qui rôde autour. Il trouvera un exutoire dans la lutte. Il y a vraiment une dualité entre le personnage qui en arrache à la maison et l’idole qu’il devient à la lutte. Quand il arrive, le public trippe, les gens l’aiment, il devient carrément une autre personne. La lutte va lui donner confiance en lui et lui fournir des outils pour mieux gérer tous les aspects de sa vie.»

Entraînement

Évidemment, qui dit lutte dit figures colorées et personnalités grandiloquentes. Carl côtoiera ainsi une panoplie de gaillards excentriques dans l’exercice de sa passion : Christian, alias Sugar Chris, le «bon» pas gentil (Alexandre Goyette), Eddie, alias Eddie-Amin Dada, le tendre méchant, et Guy, alias le promoteur-philosophe-boulechiteux (Gildor Roy), pour ne nommer que ceux-là. Qui plus est, les combattants doivent maintenir une excellente forme physique pour se mesurer les uns aux autres. Rémi-Pierre Paquin a d’ailleurs commencé à s’entraîner bien avant le début du tournage, pour s’assurer d’être en parfaite condition pour entamer celui-ci. Sa routine comportait un entraînement de base, puis une répétition de mouvements de lutteur.

«Je vais devoir swinguer des gars plus gros que moi, a-t-il ricané. Moi, quand j’étais jeune, je trippais déjà sur la lutte. Macho Man était mon lutteur préféré, mais j’aimais bien Hulk Hogan aussi…»

De son côté, même s’il n’encaissera pas de coups à l’écran, Michel Côté a affirmé être excité comme un petit garçon à l’idée de revenir à la télévision, lui qui n’a pas joué pour ce médium depuis Si la tendance se maintient (qu’écrivait aussi Martin Forget), en 2001.

«Mon personnage est extrêmement coloré, un peu atypique, a-t-il précisé. Il est menteur et prétentieux, malgré le fait qu’il n’est rien dans la vie. Il n’a pas grand-chose, il ne roule pas sur l’or… C’est un petit gardien de sécurité un peu minable (rires), et ce n’est pas son métier qui le rend comme ça! Mais il a quand même des valeurs et ce sera mon défi, comme acteur, de le rendre quand même attachant.»

Chaque épisode de La théorie du K.O comportera une intrigue bouclée sans porter sur une thématique précise. Des vedettes invitées pourraient à l’occasion s’ajouter aux scènes.

«On voit rarement la classe moyenne à la télévision et c’est ce que j’avais envie de montrer», a conclu l’auteur, Martin Forget, qui dit par ailleurs que La théorie du K.O traitera beaucoup de résilience et d’affirmation de soi.

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