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Le nouveau président égyptien Sissi prêtera serment dimanche (presse)

04/06/2014 09:33 EDT | Actualisé 04/08/2014 05:12 EDT

L'ex-chef de l'armée Abdel Fattah al-Sissi, élu président de l'Egypte avec 96,9% des voix près d'un an après avoir destitué et fait arrêter son prédécesseur l'islamiste Mohamed Morsi, va prêter serment dimanche, ont indiqué les médias officiels.

Une cérémonie et une réception au palais présidentiel seront organisées en présence "des rois et des chefs d'Etats", selon l'agence de presse officielle Mena, sans plus de précision.

Le maréchal à la retraite Sissi a remporté la présidentielle des 26, 27 et 28 mai avec 96,7% des suffrages exprimés, mais seuls 47,5% des électeurs inscrits ont voté. Car le pouvoir qu'il dirige de facto depuis son coup de force contre M. Morsi le 3 juillet 2013 a éliminé toute opposition, islamiste, libérale ou laïque.

Seule une figure de la gauche, Hamdeen Sabbahi, lui était opposée. Il a recueilli 3,1% des suffrages exprimés, mais la plupart des experts et organisations de défense des droits de l'Homme, qualifiant le scrutin de "farce" en l'"absence d'opposition", considéraient sa candidature comme un simple faire-valoir de M. Sissi.

Le nouveau président prêtera serment à 10H30 (07H30 GMT) dimanche devant la Cour constitutionnelle suprême au Caire, a annoncé Maher Sami, son vice-président, cité par Mena.

Une cérémonie et une réception auront ensuite lieu au palais présidentiel d'Ittihadiya, à Heliopolis, quartier huppé du nord de la capitale, en présence de chefs d'Etats et de rois, selon lui. Puis une seconde réception se tiendra à 16H00 en présence d'un millier d'invités issus de "différents partis politiques", au palais présidentiel de Kubba, toujours au Caire, a ajouté Mena.

Après avoir renversé M. Morsi, premier président élu démocratiquement d'Egypte, M. Sissi alors chef de la toute puissante armée a lancé le gouvernement intérimaire qu'il avait installé dans une implacable et sanglante répression de ses partisans, en particulier la confrérie des Frères musulmans, laquelle avait remporté toutes les élections depuis la chute de Hosni Moubarak début 2011.

En quelques semaines, plus de 1.400 manifestants pro-Morsi ont péri sous les balles des soldats et policiers, et plus de 15.000 Frères musulmans ont été emprisonnés, dont la quasi-totalité de leurs chefs qui, à l'instar de M. Morsi, encourent la peine de mort dans divers procès. La confrérie, interdite et décrétée "organisation terroriste", avait appelé à boycotter la présidentielle.

gir/cbo

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