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Il est "primordial" que la Syrie remette ses dernières armes chimiques (ONU)

04/06/2014 03:41 EDT | Actualisé 04/08/2014 05:12 EDT

La coordinatrice du désarmement chimique syrien pour l'ONU a une nouvelle fois appelé mercredi la Syrie à évacuer ses derniers conteneurs d'armes chimiques.

Quelque 7,2% de l'arsenal d'armes chimiques syriennes est toujours en Syrie, a expliqué Sigrid Kaag lors d'une conférence de presse aux Nations unies à New York.

Les produits toxiques sont conditionnés et se trouvent sur un même site mais ne peuvent être évacués pour des raisons de sécurité, arguent les autorités syriennes.

"Nous appelons tous les Etats membres (de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques, ndlr) à user de leur influence pour garantir la remise immédiate des dernières armes chimiques", a déclaré Sigrid Kaag précisant qu'elle serait de retour à Damas dans quelques jours.

Elle a souligné qu'il était "primordial" que les Etats membres de l'OIAC maintiennent la pression sur Damas.

En vertu d'un accord russo-américain, conclu en septembre 2013 et entériné par l'ONU, la Syrie doit avoir détruit tout son arsenal au 30 juin.

Mais l'évacuation a pris du retard et la Syrie, déchirée par une guerre civile depuis trois ans, a manqué plusieurs dates limites.

Fin mai, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon avait expliqué que la mission conjointe des Nations unies et de l'OIAC se poursuivrait au-delà du 30 juin 2014 pendant une période limitée.

Les diplomates occidentaux s'interrogent sur l'avenir de cette mission. Dans un entretien accordé à l'AFP, Sigrid Kaag a dit "espérer que tout soit fini d'ici la fin septembre".

Après le 30 juin, a-t-elle précisé, l'équipe de 110 personnes sera réduite à moins d'une cinquantaine de personnes. Des inspections tous les deux mois sur le terrain pourraient ensuite être dirigées depuis La Haye.

Les armes chimiques doivent être évacuées via le port de Lattaquié sur des bateaux danois et norvégiens et détruites sur un navire américain ainsi qu'en Finlande, aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne.

Mme Kaag a refusé de s'exprimer sur l'enquête sur l'utilisation supposée de chlore par Damas. Fin avril, les Etats-Unis et la France ont accusé le régime d'avoir utilisé un produit chimique industriel contre des bastions rebelles. Une équipe de l'OIAC enquête actuellement sur ces allégations.

La chef des opérations humanitaires de l'ONU, Valerie Amos, a affirmé mercredi qu'il y avait un net regain des violences avec notamment "l'utilisation supposée de gaz toxiques contre des civils".

jm/rap/gde

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