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Une coupure du gaz russe à l'Ukraine "toujours d'actualité" (Premier ministre ukrainien)

03/06/2014 05:24 EDT | Actualisé 03/08/2014 05:12 EDT

Une coupure du gaz russe à l'Ukraine, susceptible de perturber les approvisionnements en Europe, est "toujours d'actualité", a déclaré mardi le Premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk tout en disant espérer un accord d'ici la fin de la semaine.

"La coupure du gaz russe reste toujours d'actualité. La Russie va faire la guerre à l'Ukraine par tous les moyens y compris avec l'arme gazière", a-t-il déclaré devant le Parlement. "Nous espérons terminer les négociations avec Gazprom au cours de cette semaine", a-t-il dit.

Après l'échec de négociations lundi à Bruxelles entre ministres russe et ukrainien de l'Energie, le chef du gouvernement a indiqué que des négociations étaient en cours mardi à Berlin entre les PDG de Gazprom Alexeï Miller et de Naftogaz Andriï Kobolev.

Gazprom menace de passer à un système de prépaiement si l'Ukraine ne rembourse pas une dette gazière de plusieurs milliards de dollars. Kiev conteste de son côté le prix qui lui est appliqué depuis le 1er avril, à la suite de l'arrivée au pouvoir de pro-occidentaux.

La Russie a accordé lundi à l'Ukraine un répit d'une semaine en repoussant jusqu'au 9 juin la date de son ultimatum et la menace d'une coupure de l'approvisionnement.

Aucun accord n'a été trouvé lundi à Bruxelles, mais les discussions progressent, a annoncé le commissaire européen à l'Energie, Gunther Oettinger

M. Iatseniouk a une nouvelle fois déclaré que l'Ukraine ne paierait "jamais" un prix proche de 500 dollars 1.000 m3 réclamé par Moscou.

"Ce n'est pas un prix de marché, c'est un prix politique. Un tel prix n'existe nulle part ailleurs en Europe", a-t-il dit.

"Si la Russie considère l'Ukraine comme une vache à lait elle se trompe", a-t-il martelé.

Il a toutefois dit espérer un accord avec la Russie d'ici la fin de la semaine faute de quoi l'Ukraine s'apprête à saisir la Cour d'arbitrage de Stockholm.

"Nous espérons terminer les négociations avec Gazprom au cours de cette semaine", a-t-il dit.

"Si l'accord n'est pas signé, nous allons poursuivre Gazprom en justice à Stockholm. La procédure va durer plusieurs mois, voire plusieurs années, mais nous ne voyons pas d'autre voie", a-t-il dit.

neo/gmo/pt

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