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Ukraine : une "occasion à saisir" pour une solution politique

03/06/2014 11:55 EDT | Actualisé 03/08/2014 05:12 EDT

Les pays du G7 ont à présent une occasion d'oeuvrer avec la Russie à une "solution politique" à la crise en Ukraine, à la suite de l'élection d'un nouveau président, a-t-on annoncé mardi de source européenne.

Les chefs d'Etat et de gouvernement des sept pays les plus industrialisés se retrouvent mercredi soir à Bruxelles, après la suspension de la Russie du G8 à la suite de l'annexion de la Crimée.

"Il y a maintenant une occasion qu'il faut saisir (...) Il y aura d'autres occasions pour des contacts directs. Je pense que c'est le message" que les dirigeants du G7 "veulent envoyer", a indiqué la source.

Le sommet du G7 intervient juste avant les cérémonies du 70e anniversaire du Débarquement vendredi en France, auxquelles participeront le président russe Vladimir Poutine et le président élu ukrainien Petro Porochenko.

Le président américain Barack Obama, qui s'est entretenu avec M. Porochenko mardi à Varsovie, a appelé M. Poutine à le rencontrer.

Au cours de son séjour en France, le président russe doit avoir des rencontres bilatérales avec le président français François Hollande, la chancelière allemande Angela Merkel et le Premier ministre britannique David Cameron.

"La priorité est de parvenir à une solution politique et diplomatique en mettant à profit l'occasion que constitue l'élection du président ukrainien", a insisté cette source. "On attend que la Russie travaille avec le nouveau gouvernement en Ukraine, et que les actions de déstabilisation prennent fin".

Les dirigeants du G7 doivent demander à Vladimir Poutine de faire usage de son influence pour mettre fin à la déstabilisation de l'Est de l'Ukraine. "La Russie peut faire plus que ce qu'elle fait aujourd'hui pour éviter la déstabilisation", selon la source européenne.

Mais "nous ne pouvons exclure qu'en matière de sanctions, s'il y a une augmentation des actions de déstabilisation, l'UE soit obligée d'envisager des mesures supplémentaires", a averti cette source en rappelant la position officielle de l'UE. Après l'annexion de la Crimée, les Européens ont adopté des mesures ciblées d'interdiction de visas et de gel d'avoirs, en se gardant de passer à une phase supérieure de sanctions économiques plus larges.

Interrogé sur une éventuelle réadmission de la Russie dans le G8, cette source a indiqué qu'aucune "condition" n'avait été posée. "C'est prématuré mais on ne peut exclure que les chefs d'Etat discutent de l'avenir du G7 et du G8, qu'ils abordent cette question", a-t-elle ajouté, tout en soulignant que "le G7 défend des principes, l'Etat de droit, le respect de la démocratie", et que "la Russie s'est exclue par ses propres actions en Crimée".

"Nous avons perdu la Crimée, mais il est trop tôt pour réintégrer la Russie dans le club", a estimé une source diplomatique. Et "il y a encore trop de déstabilisation dans l'est de l'Ukraine".

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