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Syrie: à l'ONU, Moscou appelle à nommer rapidement un successeur à Brahimi

03/06/2014 03:47 EDT | Actualisé 03/08/2014 05:12 EDT

La Russie, qui préside pour un mois le Conseil de sécurité de l'ONU, a assuré mardi qu'elle ne s'exonérerait pas, à ce poste, de chercher une solution politique en Syrie, appelant à la nomination rapide d'un nouveau médiateur international.

L'ambassadeur russe aux Nations unies Vitali Tchourkine, sous le feu des critiques de ses collègues occidentaux pour avoir bloqué des tentatives d'imposer des "couloirs humanitaires" en Syrie, a indiqué que Moscou souhaitait parvenir à une solution politique.

Il a précisé lors d'une conférence de presse qu'il serait "fondamentalement impropre" d'ignorer le besoin de nommer rapidement un successeur au médiateur de l'ONU en Syrie Lakhdar Brahimi. Ce dernier a démissionné en mai après moins de deux ans d'efforts infructueux pour mettre un terme à un conflit qui a fait plus de 162.000 morts et déraciné neuf millions de personnes depuis mars 2011.

"Qui va tâter le terrain? Qui va encourager les parties à faire des concessions dans leur vision des choses?", a demandé M. Tchourkine.

"Nous estimons que seulement deux sessions de pourparlers de cinq jours, pour dire au final que les choses sont tellement dans l'impasse qu'il est inutile de continuer ces négociations, ce n'est pas tout à fait convaincant", a-t-il insisté.

"Nous espérons que le secrétaire général (de l'ONU Ban Ki-moon) trouvera un bon remplaçant (à M. Brahimi) et fera son annonce dès que possible", a-t-il ajouté.

La Russie, membre permanent du Conseil de sécurité, a bloqué à quatre reprises des résolutions occidentales sur la Syrie pour protéger Damas, son allié proche.

Les Syriens votaient mardi, sur fond de bombardements et de combats, pour une présidentielle controversée qui doit maintenir au pouvoir Bachar al-Assad dans un pays ravagé par trois ans de guerre. Washington a estimé mardi que cette élection était "une honte".

jm/sam/are

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