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Roland-Garros - Gulbis : "Je ne suis pas surexcité par ce qui se passe"

03/06/2014 03:21 EDT | Actualisé 03/08/2014 05:12 EDT

Le Letton Ernests Gulbis, qualifié pour la première demi-finale de sa carrière en Grand Chelem, face au Serbe Novak Djokovic à Roland-Garros, explique "ne pas (être) surexcité" par ce qui lui arrive.

Q : Vous avez complètement maîtrisé ce quart de finale contre Tomas Berdych...

R : "Aujourd'hui, tout était bien. Je me sentais physiquement bien. J'avais l'impression de pouvoir courir sans jamais m'arrêter, qu'il était incapable de frapper un coup gagnant, que je couvrais très bien le court. Je me sentais extrêmement confiant du fond du court et tout s'est mis en place".

Q : Comment vivez-vous ce qui vous arrive?

R : "Je le prends au jour le jour. Juste vivre les choses comme elles viennent, être bon sur le court. Je n'y pense pas trop. Je ne lis pas les journaux. Je vous parle (les journalistes, ndlr) et je parle à mon entraîneur. A ma famille aussi. C'est tout. Je ne suis pas surexcité par ce qui se passe. Je pense que c'est important, de garder son calme".

Q : Quelle est votre ambition?

R : "J'ai besoin de me prouver à moi-même que je peux être le meilleur possible au tennis. Après ça, j'aurai l'esprit tranquille quand, à 35 ans, je serai assis sur une plage à..." (il mime le fait de boire un verre, en riant, ndlr).

Q : Quelle place occupe le tennis dans votre vie?

R : "Ce que j'ai découvert au fil des années, c'est que pour être heureux, j'ai besoin de réussir dans mon métier. Alors je peux profiter de ma vie au maximum. C'est important pour mon bonheur de réussir sur un court de tennis. Ce n'est pas une question d'argent, de gloire, c'est juste pour ma propre satisfaction".

Q : Est-ce quelque chose que vous avez toujours su ou que vous avez compris tardivement?

R : "C'est quelque chose que j'ai compris avec le temps. Avant je pensais juste que les choses venaient facilement, parce que c'était ainsi que ça se passait dans ma vie. Je ne pensais pas vraiment à faire le moindre effort. Tout était facile, à l'école, au tennis. Je pensais m'en sortir comme ça, en réussissant sans faire d'efforts. Mais après, les m... sont arrivées (rires)."

Q : C'est ce qui explique que vous ayez tardé à exploser?

R : "Avec l'âge, on gagne en expérience. J'ai compris des choses et tout s'est mis en place. Vous évoluez. Au départ, on se dit: ne rate pas cinq jours d'entraînement, n'en rate que trois, puis c'est deux, un et enfin aucun. C'est un processus".

Q : A quoi vous attendez-vous avec Djokovic en demi-finale?

R : "Je m'attends à ce qu'il joue un tennis très stable, qu'il ne fasse pas d'erreurs, ne donne aucun point facile. Je dois juste être à 100% du premier au dernier point, sans excuse".

Q : Vous vous êtes connus jeunes. Y a-t-il une relation particulière entre vous?

R : "Avec Djokovic, nous ne passions pas vraiment beaucoup de temps ensemble. Je suis allé à l'académie de Niki Pilic et il était là avant moi. J'y suis resté et lui venait et allait. Ca a duré pendant quatre, cinq ans. On s'entraînait parfois. Je ne pouvais pas le battre, sauf sur moquette parce que la surface était très rapide. il était déjà très professionnel dans tout ce qu'il faisait".

Q : Il vous a battu quatre fois et vous une seule. Cela a-t-il une importance?

R : "Pour moi c'est juste 0-0 entre nous. Je n'ai jamais joué comme je joue aujourd'hui. Je ne me suis jamais senti comme ça. Je ne me penche pas sur le passé".

Propos recueillis en conférence de presse

cyb/gv

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