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L'UPAC visite les locaux du Parti libéral du Québec

03/06/2014 05:57 EDT | Actualisé 03/08/2014 05:12 EDT

QUÉBEC - L'Unité permanente anticorruption (UPAC) a perquisitionné mardi le siège montréalais du Parti libéral du Québec (PLQ) afin de trouver des données informatiques et des renseignements sur le financement de la formation politique, indique un mandat policier rendu public par le PLQ.

Les policiers s'intéressaient particulièrement aux courriels de la directrice générale du PLQ, Marie-Ève Ringuette, d'un de ses prédécesseurs, Joël Gauthier, et de l'ancien organisateur en chef Benoit Savard.

Un porte-parole de la formation politique, Maxime Roy, a déclaré en fin de journée que l'opération policière a été menée par quatre ou cinq policiers.

«Ils sont venus avec un mandat de perquisition et ils sont repartis avec des données informatiques», a-t-il dit.

M. Roy a donné l'assurance que Mme Ringuette n'est pas le sujet de l'intérêt de l'UPAC.

«Malgré que ce soit écrit dans le mandat de perquisition, Marie-Ève Ringuette, la directrice générale actuelle, n'est pas visée, ç'a été confirmé par les enquêteurs de l'UPAC», a-t-il dit.

Le PLQ a diffusé un communiqué de presse, en fin de journée, informant de la perquisition de ses locaux, en plus de joindre le mandat des policiers en annexe.

Selon le document montré par les policiers aux représentants du parti, ils étaient à la recherche de «tout ce qui concerne le financement sectoriel et/ou le comté 127 et/ou 127-51».

Des documents policiers rendus publics précédemment ont permis d'apprendre qu'une 127e circonscription avait été créée afin de comptabiliser les contributions obtenues de la part de représentants d'entreprises.

Selon le mandat exécuté mardi, les membres de l'UPAC souhaitaient aussi obtenir «les données informatiques de la boîte de messagerie, du compte utilisateur et de l'espace d'enregistrement» de Mme Ringuette, de M. Gauthier ainsi que de M. Savard.

Selon M. Roy, les policiers ont notamment copié les informations qu'ils recherchaient.

«Ils sont partis avec des données, ils ne sont pas partis avec des ordinateurs», a-t-il dit.

Le mandat indique qu'en plus d'être dans des ordinateurs, les données pouvaient aussi être stockées dans des appareils portables tels que des téléphones cellulaires ou autres appareils de type Blackberry.

L'UPAC avait perquisitionné le siège du PLQ une première fois en juillet 2013, ce que son chef, Philippe Couillard, avait révélé deux mois plus tard.

Le nom de Joël Gauthier, ancien directeur général du PLQ de 1999 à 2003, a refait surface la semaine dernière quand des documents de l'UPAC ont démontré qu'il était l'objet d'une enquête. Les policiers soupçonnent M. Gauthier de fraude envers le gouvernement, d'abus de confiance par un fonctionnaire public et de participation à une infraction.

Aucune accusation n'a été portée contre jusqu'ici contre M. Gauthier, qui a été président-directeur général de l'Agence métropolitaine de transport (AMT).

Mme Ringuette a été directrice des finances du parti de 2009 à 2013, avant d'être promue directrice générale. En septembre 2013, Mme Ringuette avait été convoquée dans les bureaux de la Sûreté du Québec pour discuter de l'administration du PLQ.

Organisateur en chef du PLQ jusqu'en 2007, Benoit Savard a ensuite été responsable du développement des affaires au cabinet de génie-conseil Dessau.

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