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Les deux prêtres italiens enlevés au Cameroun puis libérés sont arrivés à Rome

03/06/2014 04:03 EDT | Actualisé 03/08/2014 05:12 EDT

Les deux prêtres italiens qui avaient été enlevés début avril au Cameroun, puis libérés dans la nuit de samedi à dimanche, sont arrivés mardi soir à Rome, a constaté un photographe de l'AFP.

Les pères Giampaolo Marta et Gianantonio Allegri ont voyagé à bord d'un Falcon 900 qui a atterri, en provenance de Yaoundé, à l'aéroport militaire de Rome-Ciampino peu avant 21h00 (19h00 GMT).

Les deux hommes, qui ne paraissaient pas trop éprouvés quoique amaigris, ont déclaré : "nous nous sentons bien, merci au gouvernement italien".

Ils ont été accueillis à leur arrivée sur le tarmac par les ministres des Affaires étrangères Federica Mogherini et de l'Intérieur Angelino Alfano, ainsi que par des membres de leurs familles.

Les deux prêtres seront entendus mercredi matin par un procureur chargé d'une enquête ouverte pour enlèvement à des fins terroristes.

Les deux religieux originaires de Vicenza (nord), ainsi qu'une religieuse canadienne, avaient été enlevés par des hommes armés dans leur paroisse de Tchéré, à 20 km environ de Maroua (800 km au nord de Yaoundé), la capitale de la région camerounaise de l'Extrême-Nord, voisine du Nigeria.

Les enlèvements n'ont pas été revendiqués, mais les forces de sécurité camerounaises les ont rapidement attribués aux islamistes du groupe armé nigérian Boko Haram.

Ce dernier avait revendiqué en 2013 l'enlèvement, dans cette même région, du prêtre français Georges Vandenbeusch et de la famille française Moulin-Fournier, qui ont fini par être relâchés.

La frontière entre le Cameroun et le Nigeria, où Boko Haram a multiplié les attaques sanglantes ces dernières semaines et revendiqué l'enlèvement de plus de 200 lycéennes, est très poreuse, et les violences du groupe islamiste débordent régulièrement côté camerounais.

La libération des trois religieux est "une nouvelle qui nous remplit de joie", avait déclaré le porte-parole du Vatican Federico Lombardi. "Le pape, qui a suivi ces événements dramatiques depuis le début, a immédiatement été averti" de leur libération, avait-il précisé.

apz-lrb/bds

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