NOUVELLES

Kathleen Wynne a été placée sur la défensive lors du débat des chefs

03/06/2014 08:10 EDT | Actualisé 03/08/2014 05:12 EDT

TORONTO - Les problèmes éthiques des Libéraux et le plan des progressistes-conservateurs d'éliminer des postes dans le secteur public ont dominé le seul débat des chefs de la campagne électorale ontarienne, mardi.

La chef du Parti libéral de l'Ontario, Kathleen Wynne, a été placée sur la défensive dès le début du débat. Elle a dû s'excuser à de nombreuses reprises pour le scandale des centrales au gaz naturel et a défendu la hausse importante des tarifs d'électricité.

«Les décisions concernant (l'annulation de) la construction des centrales à gaz naturel étaient mauvaises, a reconnu Mme Wynne. L'argent des contribuables a été gaspillé. L'intérêt public a été sacrifié à des intérêts partisans.»

Elle a ajouté qu'elle avait agi pour s'assurer que «cet abus de confiance contre la population» ne se produirait plus jamais.

Le chef du Parti progressiste-conservateur, Tim Hudak, a dû défendre son projet d'éliminer 100 000 postes dans le secteur public et s'est engagé à créer un million de nouveaux emplois au cours des huit prochaines années. Ses deux adversaires l'ont accusé de ne pas savoir compter.

«J'ai tant confiance en notre plan que si je ne réalise pas mes promesses, je démissionnerai, je quitterai mes fonctions», a-t-il lancé.

M. Hudak a fait la même promesse, cette fois s'il ne parvenait pas à équilibrer le budget de la province, aux journalistes à l'issue du débat. «J'espère que les deux autres chefs prendront le même engagement.»

Il a insisté pour dire qu'il éliminera le déficit de 12,5 milliards $ de l'Ontario au cours des deux prochaines années même si la province est frappée par une autre récession.

La chef du NPD, Andrea Horwath, s'est montrée combative dès le début des échanges, s'en prenant aux scandales des centrales à gaz naturel, d'eHealth Ontario et du service ambulancier aéromédical Ornge. Elle n'a pas épargné M. Hudak non plus en affirmant que son programme de réduction d'emplois pour en créer d'autres était insensé.

«Vous n'avez pas à choisir entre un mauvais sens éthique et de mauvaises mathématiques», a-t-elle dit.

Elle a touché la cible lorsqu'elle a demandé à brûle pourpoint à Mme Wynne pourquoi elle n'avait pas refusé de signer le document annulant la construction d'une des deux centrales à gaz naturel.

«Vous aviez le choix quand vous avez signé ces documents, a-t-elle lancé. Pourquoi ne vous êtes pas tenue debout pour la population de l'Ontario ? Pourquoi ne pas avoir rien fait pour vous assurer que ces documents ne seraient jamais signés ? Pourquoi avoir fait le mauvais choix ?»

Mme Wynne a répondu par des excuses.

«J'en prends la responsabilité. Je faisais partie d'un gouvernement qui a pris de mauvaises décisions», a-t-elle dit.

Les trois chefs devaient répondre à six questions des électeurs concernant l'éthique, la création d'emplois, l'éducation, les transports et le déficit.

Les élections auront lieu le 12 juin.

PLUS:pc