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José Rodrigues dos Santos publie la suite de «La formule de Dieu»: «La clé de Salomon»

03/06/2014 10:53 EDT | Actualisé 03/06/2014 10:53 EDT
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Présentateur populaire du journal télévisé portugais, José Rodrigues dos Santos est également l’auteur du fameux roman mystère La formule de Dieu qui a connu un succès international. Il nous revient avec La clé de Salomon qui s’annonce tout aussi passionnant. Lors de son passage à Montréal, il nous a parlé de son plaisir d’écrire et de sa passion pour la science et les grandes questions philosophiques.

la cle de salomon

Vous êtes journaliste, reporter de guerre, présentateur du journal télévisé... Où trouvez-vous le temps d’écrire?

Je présente le journal du lundi au dimanche, mais la semaine suivante je suis libre. De plus, je travaille très vite. Je me réveille tôt et la semaine où je travaille à la télé, je n’y vais qu’en après-midi. Donc tous les matins et le début de l’après-midi, je les consacre à l’écriture de mes romans.

Vos romans sont extrêmement poussés du côté de la recherche scientifique…

En tant que romancier, je ne veux pas raconter une histoire comme on en trouve des milliers. Je veux écrire sur un sujet qui, je crois, intéressera les lecteurs. Ce sont souvent des sujets présentés par les scientifiques de façon hermétique. Moi, j’y inclus une histoire fictionnelle comme dans le cas de La formule de Dieu et La clé de Salomon. Ce sont des histoires avec des côtés polars, mais le mystère dans l’histoire est tout à fait réel.

Vous êtes à l’opposé de Dan Brown, l’auteur du Da Vinci Code.

Exactement! Dan Brown change la réalité pour servir sa fiction. Moi je change ma fiction pour servir la réalité et je pose des questions. Je présente des découvertes que je trouve particulièrement intéressantes et qui vont sembler pertinentes aux lecteurs. C’est ce qui s’est passé avec La formule de Dieu. C’est un roman qui parle du sens de la vie: pourquoi existons-nous? Pour voir la télévision? Pour voir Montréal jouer contre New York? (Rires)

Si l’univers est intentionnel, il y a un dieu parce qu’il y a une entité intentionnelle. Peut-être que ce n’est pas le Dieu de la Bible, peut-être ne saurons-nous jamais quel est notre rôle, mais il y a un sens. Il y a un tas de découvertes faites par les scientifiques dans les derniers 20 ans qui démontrent qu’il y a une intentionnalité dans l’univers. Ces découvertes font l’objet de débats entre les scientifiques, mais le grand public n’en est pas informé. Ce que je fais, c’est sortir cette information du cercle clos scientifique au service du grand public.

De quel constat êtes-vous parti pour écrire La clé de Salomon?

C’est un roman autour de la conscience selon différents points de vue. D’abord du point de vue psychique et médical. La mère de Tomás, le personnage principal, a un arrêt cardiaque et vit une expérience de mort imminente. C’est quelque chose qui est étudié par les médecins. 15 % des personnes qui ont un arrêt cardiaque font cette expérience et sont très cohérentes dans ce qu’elles en racontent. Le livre développe le sujet de ce qu’est la conscience. Est-ce qu’il y a une âme? Que se passe-t-il quand on meurt? Est-ce la fin de tout? Qu’est-ce que la science a à dire sur le sujet? Ce sont des questions universelles.

Ensuite la conscience du point de vue de la physique. Le roman tourne autour d’une expérience scientifique vraie, celle des doubles fentes, qui suggère que la réalité n’existe pas si nous ne l’observons pas. Einstein connaissait très bien cette expérience et avait du mal à y croire. Il a dit à son biographe: «l‘expérience à doubles fentes avec un électron est inexplicable. Pour des raisons philosophiques, je ne peux l’accepter». La science le démontre, mais il n’arrivait pas à l’accepter.

Ces expériences font découler des questionnements philosophiques passionnants.

Qu’espérez-vous que les lecteurs retiennent de La clé de Salomon?

Je pense que les gens vont s’interroger sur le sens de leur existence. Imaginons que je demande à un ingénieur: «qu’est-ce que la télé?». Il va me répondre que c’est un tube cathodique, des fils électriques, etc. Et c’est vrai, mais c’est aussi le match des Canadiens contre New York, le cinéma, les nouvelles, les séries télé, etc.

Si je demande à un ingénieur: «qu’est-ce que l’univers?» Il va me dire que ce sont les étoiles, les galaxies, les électrons, etc. C’est tout aussi vrai, mais ça, c’est le hardware de l’univers. Quel est le software? Quel est le programme de l’univers? C’est lui qui nous donne le sens de la vie.

Quand on parle de l’univers, on parle généralement du hardware tout comme l’ingénieur parle seulement des fils électriques. J’espère que les gens comprendront qu’il existe un software dans l’univers, qu’il faut le regarder pour comprendre quel est notre rôle.

J’aime beaucoup faire des romans qui sont des gains de temps, c’est à dire des livres qui nous apprennent quelque chose d’intéressant de façon ludique. On s’amuse tout en apprenant quelque chose sur nous, l’univers, etc., qui font qu’à la fin du livre on est plus riche.

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