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Libération de soeur Gilberte: quel avenir pour les missions au Cameroun?

02/06/2014 11:00 EDT | Actualisé 02/08/2014 05:12 EDT

MONTRÉAL - À la lumière de la libération de soeur Gilberte Bussière, qui a passé deux mois en captivité au Cameroun, la congrégation religieuse à laquelle elle appartient se livrera à une sérieuse réflexion sur l'avenir de ses missions dans le pays africain.

La leader de la Congrégation de Notre-Dame, Josephine Badali, s'est montrée rassurée de constater que soeur Gilberte semblait être en bonne santé physique et mentale lors de leur échange téléphonique.

«Elle avait une voix forte. Elle était heureuse. Elle m'a dit qu'elle a vu le médecin, et de ce que nous savons à ce moment-ci, c'est qu'elle est en bonne santé», s'est-elle réjouie en conférence de presse à Montréal, lundi matin.

Elle a précisé que la soeur âgée de 74 ans lui avait demandé de transmettre ses remerciements à tous ceux qui avaient prié pour elle pendant sa période de captivité.

Soeur Josephine a dit ignorer à quel moment l'ancienne captive rentrera au pays. «Elle va revenir aussitôt que possible, mais à ce moment-ci, nous ne savons pas quand. Elle doit (revenir sur terre), dans un sens, et il faut attendre qu'elle soit prête», a-t-elle indiqué.

Gilberte Bussière avait été enlevée le 5 avril par des groupes armés à Tchéré, dans le nord du Cameroun. Elle a été libérée en compagnie de deux prêtres italiens, Giampaolo Marta et Gianantonio Allegri.

Pour l'heure, la congrégation dispose de peu d'informations sur les conditions de détention de la religieuse, sauf que cette dernière était maintenue en captivité avec les deux prêtres.

La situation sécuritaire dans le nord du Cameroun est source d'inquiétude pour la congrégation. Au nord, le pays partage une frontière avec le Nigeria, où sévit le groupe islamiste radical Boko Haram.

Soeur Josephine a signalé lundi que son organisation allait se livrer à une «sérieuse» réflexion sur l'avenir de ses deux missions au pays.

«Nous allons prendre la décision avec les soeurs impliquées. (...) Mais honnêtement, il est trop tôt pour prendre la décision à ce moment-ci», a-t-elle déclaré.

Originaire d'Abestos, soeur Gilberte fait partie de la Congrégation de Notre-Dame depuis 1957. Après avoir enseigné au Québec pendant 20 ans, la religieuse s'était envolée pour le Cameroun en 1979, où elle enseignait toujours au moment où elle a été enlevée.

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