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Le conflit syrien a coûté plus de 7,5 mds de dollars au Liban (Banque Mondiale)

02/06/2014 06:19 EDT | Actualisé 02/08/2014 05:12 EDT

Le conflit en Syrie a coûté au Liban voisin plus de 7,5 milliards de dollars entre le début de la crise en mars 2011 et l'été 2013, a annoncé le président de la Banque Mondiale, Jim Yong Kim.

"Nous avons estimé l'été dernier que l'impact sur le Liban était de 7,5 milliards de dollars" (5,5 mds d'euros), a déclaré M. Kim lors d'une conférence de presse avec le ministre saoudien des Finances Ibrahim Al-Assaf dimanche soir à Jeddah, en Arabie saoudite, première étape d'une tournée dans la région.

Il a souligné que le conflit syrien avait surtout eu des répercussions "très profondes" sur les économies du Liban et de la Jordanie, où M. Kim doit se rendre dans le cadre de sa tournée, notamment en raison de l'afflux de réfugiés dans ces deux pays.

M. Kim a assuré que la Banque mondiale "tente d'aider dans la mesure du possible ces deux pays", mettant en garde contre le fait que les répercussions du conflit syrien pourraient s'étendre "à toute la région".

Au Liban, qui accueille plus d'un million de réfugiés syriens ayant fui le conflit qui ravage leur pays depuis trois ans, près du quart de la population est désormais constitué de Syriens.

Selon les estimations de la Banque Mondiale, le Produit intérieur brut a chuté de 2,9% par an entre 2012 et 2014. En outre, pendant cette même période, 170.000 Libanais sont tombés dans la pauvreté et le taux de chômage a doublé pour passer au-dessus de 20%.

La Banque Mondiale a également averti dans un communiqué publié dimanche qu'au Liban et en Jordanie, qui accueille plus de 300.000 Syriens, les réfugiés augmentent la pression sur les services comme l'eau et l'électricité, l'éducation et la santé, et accentuent la compétition pour les emplois.

"La communauté internationale doit intensifier son soutien aux Jordaniens et aux Libanais", a déclaré M. Kim, cité par le communiqué. "Les peuples de ces deux pays ont fait preuve d'une générosité inégalée et ne doivent pas être laissés supporter le poids de cette crise seuls", a-t-il ajouté.

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