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Iran: Khamenei met en garde les soutiens des rebelles en Syrie

02/06/2014 02:23 EDT | Actualisé 02/08/2014 05:12 EDT

Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, a affirmé lundi que les pays de la région paieraient "au prix fort" leur soutien aux rebelles qui luttent contre le régime syrien.

L'Iran chiite est le principal allié régional du président syrien Bachar al-Assad dans sa guerre contre les rebelles, essentiellement sunnites, soutenus par des pays arabes et occidentaux.

"Malheureusement, certains pays de la région ne prennent pas au sérieux le danger des groupes takfiris qui les menaceront dans l'avenir, et ils continuent à soutenir ces groupes", a déclaré l'ayatollah Khamenei en recevant l'émir du Koweït, cheikh Sabah al-Ahmad Al-Sabah, en visite à Téhéran.

Le terme "takfiri" est souvent utilisé pour désigner les extrémistes sunnites.

La visite du chef de l'Etat koweïtien est considérée comme une tentative de réchauffement des relations très tendues depuis le début du conflit syrien en mars 2011 entre l'Iran et les monarchies sunnites du Golfe. La majorité des pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Arabie saoudite en tête, appuient les rebelles.

"Certains pays de la région soutiennent les groupes takfiris ainsi que leurs massacres et leurs crimes en Syrie", a ajouté le guide suprême iranien, cité sur son site internet (www.khamenei.ir)

"Dans un avenir proche, (ces groupes) deviendront des ennemis et ces pays devront éradiquer ces extrémistes, au prix fort", a-t-il dit.

L'Iran nie envoyer des troupes de combat en Syrie comme l'en accusent les rebelles, admettant la présence de conseillers militaires sur le terrain. Téhéran assure fournir de l'aide humanitaire et un soutien financier à Bachar al-Assad. Malgré ces démentis, les médias iraniens font parfois état de la mort d'Iraniens s'étant portés volontaires pour aller combattre en Syrie.

L'émir du Koweït a quitté Téhéran lundi après-midi au terme d'une visite de deux jours.

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