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Gouvernement palestinien: Netanyahu condamne et réitère ses menaces

02/06/2014 01:14 EDT | Actualisé 02/08/2014 05:12 EDT

Le gouvernement israélien a condamné lundi la formation du nouveau gouvernement d'union palestinien et menacé de prendre des mesures de rétorsion, mais sans dire lesquelles.

A l'issue d'une réunion d'urgence, le cabinet de sécurité nationale présidé par M. Netanyahu a confirmé qu'il rompait toute négociation avec le nouvel exécutif palestinien "allié à l'organisation terroriste Hamas".

Il a donné le feu vert au Premier ministre pour imposer de "nouvelles sanctions" à l'Autorité palestinienne du président Mahmoud Abbas, a indiqué un communiqué du bureau de M. Netanyahu, qui n'en n'a pas détaillé la teneur.

Le gouvernement israélien avait déjà décidé dimanche de ne pas reconnaître le nouveau gouvernement palestinien ni de maintenir la moindre relation avec lui.

Il a réaffirmé lundi qu'il tiendrait désormais le président Abbas pour responsable de toute action "destinée à nuire à la sécurité d'Israël", qu'elle provienne de la bande de Gaza ou de Cisjordanie.

"Abou Mazen (surnom de Mahmoud Abbas) a décidé de s'allier avec le Hamas, une organisation désignée comme terroriste par les Etats-Unis, l'Europe, l'Egypte et bien d'autres pays", a déploré le Premier ministre israélien lors de cette réunion.

M. Netanyahu avait déjà exhorté les Etats-Unis et l'UE à ne pas "se précipiter" pour reconnaître un gouvernement palestinien soutenu par le Hamas.

Dès l'accord de réconciliation conclu le 23 avril entre l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), dominée par le mouvement nationaliste Fatah, et le Hamas, le gouvernement israélien avait décidé de suspendre les pourparlers de paix avec Les Palestiniens et de prendre de nouvelles sanctions économiques, restées à ce jour très limitées.

Le nouveau gouvernement d'union nationale palestinien a prêté serment lundi devant le président Abbas, un cabinet composé de personnalités indépendantes soutenu par le Hamas.

Composé de 17 ministres, dont 5 de Gaza, c'est un exécutif de transition qui a pour mission prioritaire de préparer des élections présidentielle et législatives d'ici la fin de l'année.

dar-agr/feb

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