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Ukraine: Obama rencontrera Poutine, mais appelle à maintenir la pression

01/06/2014 08:49 EDT | Actualisé 01/08/2014 05:12 EDT

WASHINGTON - Le président américain Barack Obama fera pression sur les leaders européens, cette semaine, pour que ceux-ci continuent de talonner la Russie au sujet de ses gestes provocateurs en Ukraine, tout en cherchant à rassurer la Pologne et d'autres alliés de l'OTAN quant aux craintes que l'Occident en revienne aux relations habituelles avec Moscou.

Le voyage de quatre jours de M. Obama en Pologne, en Belgique et en France survient dans la foulée d'élections nationales réussies en Ukraine, et après des signes que la Russie ait retiré la majeure partie de ses troupes qui étaient stationnées à la frontière entre les deux pays. Malgré tout, les violences se poursuivent dans les villes de l'Est ukrainien et l'incertitude plane toujours quant à la possibilité que le nouveau président-élu à Kiev puisse stabiliser le pays.

Selon des responsables américains, même si des signes sont encourageants, la Russie n'a pas posé les gestes nécessaires pour apaiser les tensions, et pourrait toujours se voir infliger des sanctions économiques supplémentaires. M. Obama se tournera vers ses alliés occidentaux pour faire front commun lors d'un sommet du G7 organisé en quatrième vitesse, après que les leaders eurent décidé de boycotter une rencontre que la Russie devait accueillir cette semaine.

Certaines étapes du voyage de M. Obama remettront toutefois en question la notion que l'Ouest ait isolé le Kremlin. Le président russe Vladimir Poutine doit se joindre aux leaders américain et européens en France, vendredi, pour commémorer le 70e anniversaire du Jour J en Normandie. M. Poutine discutera également en tête à tête avec le président français François Hollande, sa première réunion du genre avec un dirigeant occidental depuis l'éclatement de la crise en Ukraine.

Selon la Maison-Blanche, M. Obama ne tiendra pas de rencontre bilatérale officielle avec son homologue russe, bien que les deux leaders doivent se croiser. Des responsables ont également rejeté l'idée que la présence de M. Poutine représentait un retour aux relations normales, soulignant que M. Obama et d'autres leaders avaient parlé avec l'homme fort de Moscou pendant la crise avec l'Ukraine.

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