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Palestine: Israël appelle à un boycott international du nouveau gouvernement

01/06/2014 06:19 EDT | Actualisé 01/08/2014 05:12 EDT

JÉRUSALEM - Le premier ministre d'Israël a pressé dimanche la communauté internationale de rejeter le gouvernement palestinien d'unité nationale en raison de ses liens avec le Hamas, rejetant les promesses de la Palestine selon qui il s'agira d'un gouvernement de technocrates qui acceptera des accords de paix et qui luttera contre la violence.

Les commentaires de Benyamin Nétanyahou laissent présager de ce qui risque d'être une difficile bataille d'opinion à l'échelle internationale au cours des prochaines semaines. Si Israël a clairement annoncé son rejet du nouveau gouvernement, les réactions de l'Union européenne et des États-Unis, qui versent plusieurs centaines de millions de dollars aux Palestiniens à chaque année, auront des conséquences vitales sur la survie dudit gouvernement, et sur la possibilité qu'Israël doive traiter avec lui.

S'adressant à son cabinet dimanche, M. Nétanyahou a déclaré que le gouvernement palestinien «renforcera le terrorisme». Selon le premier ministre israélien, Hamas est une organisation terroriste quie demande la destruction d'Israël et la communauté internationale ne peut s'y rallier.

Au cours de la fin de semaine, le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a fait savoir qu'il présenterait le nouveau gouvernement lundi, un geste qui vise à mettre fin à un schisme vieux de sept ans entre le Fatah et le Hamas.

Ce schisme est particulièrement impopulaire chez les Palestiniens, et représente un important obstacle à la création d'un État palestinien. Les Palestiniens réclament le contrôle de la Cisjordanie et de la Bande de Gaza, en plus de Jérusalem-Est afin de fonder un pays. Les trois régions ont été conquises par Israël en 1967.

M. Abbas a ajouté qu'Israël a déjà brandi la menace de sanctions en réponse à la formation d'un cabinet. Un responsable de l'État hébreu a fait savoir que si le Hamas appuie le nouveau gouvernement, l'État israélien se réunirait alors pour «prendre des décisions».

Par le passé, Israël a déjà appliqué de la pression financière en retenant des revenus fiscaux de l'ordre de plusieurs millions de dollars en revenus fiscaux collectés chaque mois au nom des Palestiniens.

Lors de la brève existence d'un gouvernement d'unité, en 2006 et 2007, l'Occident a suspendu ses versements humanitaires en raison de la participation du Hamas.

Cette fois, cependant, l'Union européenne et les États-Unis se sont dits prêts à donner une chance à ce nouveau gouvernement.

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