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Enquête sur les moines de Tibéhirine: "aucun différend" n'existe (ministre algérien)

01/06/2014 01:00 EDT | Actualisé 01/08/2014 05:12 EDT

Le ministre algérien de la Justice, Tayeb Louh, a affirmé dimanche qu'il n'existait "aucun différend" entre les justices algérienne et française concernant l'enquête sur l'assassinat des moines de Tibéhirine en 1996.

Le juge français antiterroriste Marc Trévidic qui enquête sur cet assassinat devait se rendre en Algérie à partir de samedi mais il a dû renoncer à cette visite faute d'autorisation officielle, selon une source proche du dossier.

"Il n'existe aucun différend dans ce dossier", a déclaré M. Louh à la presse en marge de la présentation du plan d'action du gouvernement aux députés.

"Cette affaire est en cours d'enquête en Algérie. Un juge d'instruction à la cour d'Alger en a la charge. Un juge français est également chargé de cette affaire en France", a-t-il ajouté.

"La justice algérienne travaille avec la justice française dans cette affaire dans le cadre de la coopération judiciaire", a-t-il souligné, en rappelant l'existence d'un accord entre les deux pays.

La France a jugé vendredi que la visite en Algérie du juge Trévidic, n'était pas annulée mais simplement reportée à une date prochaine.

"Il s'agit d'un report. La visite de M. Trévidic à Alger en novembre dernier s'est bien déroulée et a constitué une étape positive dans l'exécution de cette demande d'entraide. Les autorités judiciaires françaises et algériennes sont actuellement en contacts étroits pour préparer la prochaine visite de M. Trévidic en Algérie, dont le principe n'est pas remis en cause et qui devrait se tenir prochainement", a assuré vendredi le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Romain Nadal.

Le juge Trévidic devait se rendre en Algérie avec des experts et d'autres magistrats pour procéder à l'exhumation des têtes des sept moines assassinés en 1996, dans l'espoir de faire progresser l'enquête. Le rapt des religieux avait été revendiqué par le GIA (Groupe islamique armé), mais l'enquête s'est aussi orientée vers une possible bavure de l'armée algérienne.

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