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Dossier des Japonais enlevés: Tokyo va envoyer des représentants en Corée du Nord

01/06/2014 03:01 EDT | Actualisé 31/07/2014 05:12 EDT

Tokyo va envoyer en Corée du Nord plusieurs de ses représentants pour suivre le dossier des enlèvements de Japonais par Pyongyang dans les années 70 et 80, que le Nord s'est engagé à rouvrir, a indiqué un haut responsable nippon dimanche.

Le Japon et la Corée du Nord n'ont pas de relations diplomatiques et les prises de contact s'effectuent pour le moment via leur ambassade respective à Pékin.

"Nous demandons avec vigueur ce qui manquait dans l'accord précédent de 2008, à savoir rencontrer les gens impliquiés (dans le dossier) et nous rendre dans les endroits où nous souhaitons aller. Et cela a été accepté", a déclaré à la télévision publique japonaise NHK le secrétaire général du gouvernement, Yoshihide Suga.

Après trois jours de discussions entre les deux pays en Suède, dominées par le sort de ces Japonais enlevés en pleine guerre froide pour former les espions nord-coréens à la langue japonaise et les coutumes du pays, le Japon avait annoncé jeudi la conclusion d'un accord.

Pyongyang a accepté de rouvrir ce dossier qui empoisonne les relations entre les deux pays depuis des décennies, tandis que le Japon promettait de lever plusieurs sanctions contre le régime communiste.

Le Japon envisage d'envoyer en Corée du Nord des diplomates et des enquêteurs policiers, a avancé samedi l'agence japonaise Kyodo News.

Les Japonais effectueraient dans un premier temps de brefs séjours mais Tokyo souhaite à terme que ses représentants deviennent résidents et l'ouverture d'un bureau permanent, ajoutait Kyodo.

Jeudi, Tokyo avait précisé que la Corée du Nord avait promis de mettre sur pied son comité d'enquête "d'ici trois semaines".

Le Japon n'a jamais voulu considérer ces enlèvements comme une "affaire classée et depuis des années en fait une condition sine qua non pour une éventuelle normalisation avec la Corée du Nord.

Mais jusque-là, la Corée du Nord considérait que la question des enlèvements, portant sur 13 personnes selon elle, avait déjà été résolue avec le retour au Japon de cinq détenus et l'annonce que les huit autres étaient morts. Tokyo, qui parle d'au moins 17 kidnappés, ne s'est jamais satisfait de ces explications avancées, selon le Japon, sans preuves.

La rencontre de Stockholm constituait en tout cas le premier face à face entre diplomates des deux pays depuis une réunion en Chine en mars qui avait mis fin à une période de 16 mois sans aucun contact.

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