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Un ancien chef de l'ETA, Harriet Aguirre, arrêté en Espagne

31/05/2014 06:58 EDT | Actualisé 31/07/2014 05:12 EDT

Un ancien chef du groupe séparatiste basque ETA, arrêté en France en 2005, puis emprisonné en Espagne avant d'être libéré, Harriet Aguirre Garcia, a été de nouveau arrêté vendredi à Saint Sébastien (nord de l4espagne), a annoncé le ministère de l'Intérieur.

Harriet Aguirre Garcia, 35 ans, dit "Lukas", a été arrêté en vertu d'un mandat d'arrêt européen de l'Audience nationale, haute juridiction espagnole.

Il avait été arrêté en octobre 2005 à Aurillac, dans le centre de la France. Il était alors considéré comme le numéro deux de l'appareil militaire du groupe armé et le chef des commandos de l'ETA.

Aguirre, qui avait fui l'Espagne après le démantèlement du commando Bakartxo, auquel il appartenait, était au moment de son arrestation un lieutenant du chef de l'appareil militaire de l'ETA de l'époque, Mikel Garikoitz Aspiazu Rubina, alias "Txeroki".

Il avait été remis en juin 2013, sur mandat d'arrêt européen, aux autorités espagnoles qui le recherchaient notamment pour "l'assassinat en mars 2001 de Froilan Elespe Inciarte", un élu de Lasarte (nord), indique le ministère de l'Intérieur qui ne précise toutefois pas depuis quand Harriet Aguirre Garcia est sorti de prison.

Pour sa part "Txeroki", arrêté le 17 novembre 2008, a été condamné en mars à 20 ans de réclusion criminelle par la Cour d'Assises spéciale de Paris, puis quelques jours plus tard à huit ans d'emprisonnement par le tribunal correctionnel de Paris.

L'ETA, rendu responsable de la mort de 829 personnes en plus de 40 ans de lutte armée pour l'indépendance du Pays basque et de la Navarre, classé organisation terroriste par les Etats-Unis et l'Union européenne, avait annoncé le 20 octobre 2011 qu'il mettait fin définitivement à la violence.

Très affaibli, le groupe refuse néanmoins de se dissoudre et de rendre les armes, comme l'exigent la France et l'Espagne, et demande des négociations sur le sort des prisonniers de l'ETA et de ses membres vivant encore dans la clandestinité.

ib/jh

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