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L'Impact crée la surprise en s'imposant 2-0 contre les meneurs dans l'Est

31/05/2014 09:08 EDT | Actualisé 31/07/2014 05:12 EDT

MONTRÉAL - L'effet Klopas commence-t-il à se faire sentir? Si c'est le cas, ç'a permis à l'Impact de dérégler l'horloge de l'équipe de l'heure dans la MLS.

L'attaque montréalaise a fait preuve de vivacité et d'opportunisme, samedi, tandis que la défensive n'a pas connu de relâchement fâcheux cette fois. Ç'a fait en sorte que le onze montréalais s'est imposé 2-0 contre le Revolution de la Nouvelle-Angleterre, devant 18 068 spectateurs au stade Saputo.

Cette prestation face à l'équipe de première place dans l'Association Est de la MLS a fait suite à une excellente deuxième demie disputée à Toronto en Championnat canadien, mercredi dernier. Et il semble que c'est un vibrant plaidoyer de l'entraîneur de l'Impact Frank Klopas, livré à ses joueurs pendant la mi-temps du match à Toronto, qui ait provoqué un déclic.

«Quand tu es sur le terrain, tu dois être à la hauteur et rivaliser. Chaque joueur doit être reconnaissant pour cette opportunité de faire quelque chose qu'il adore, et qu'on pourrait lui enlever demain matin. Alors, à chaque fois que tu mets le pied sur le terrain, tu dois avoir ce genre de passion et dévouement. Si tu ne l'as pas, tu n'as pas d'affaire à jouer à ce niveau-ci», a lancé Klopas avec conviction et émotion devant les journalistes, après le match de samedi.

«J'ai appris cette leçon des vétérans quand j'étais un très jeune joueur professionnel, a-t-il ajouté. Montréal est une belle ville, l'Impact est une grande organisation et si tu veux en faire partie, tu dois avoir ce niveau de dévouement à chaque jour.»

Klopas n'a pas voulu dire si c'est précisément ce discours qu'il a livré dans le vestiaire à Toronto. Mais Andrés Romero a confirmé, de son côté, qu'il y a eu une discussion à ce moment-là qui a mené à un changement d'attitude chez les joueurs.

C'est d'ailleurs un but de Romero inscrit dès la troisième minute de jeu, suivi d'un filet de Jack McInerney à la 38e, qui ont mis l'Impact sur la bonne voie devant les Revs.

La victoire, la deuxième seulement du club montréalais cette saison (2-6-4), lui permet de se rapprocher à six points de la cinquième place dans l'Est, la dernière donnant accès aux éliminatoires. Il s'agit par ailleurs d'un gain significatif puisqu'il survient contre un club qui avait remporté ses cinq matchs précédents et qui connaissait une séquence de sept rencontres sans défaite.

«Je suis vraiment fier de mes joueurs, a dit Klopas. L'attitude et le dévouement étaient là. Mais c'est une étape, il reste encore beaucoup de chemin à faire. On va savourer cette victoire ce soir, puis nous retournerons au boulot.»

«C'est de loin notre meilleure performance. Nous avons dominé, nous avons fait exactement ce que nous voulions faire, a affirmé McInerney. Ça montre à quel point cette équipe a un bon niveau et des joueurs talentueux. C'est un bon point de départ pour nous — quelques victoires encore, et nous serons là où nous voulons être.»

Même si Justin Mapp a amorcé le match sur le banc — question de le garder frais et dispos en vue du match retour de Championnat canadien, mercredi prochain —, l'Impact n'a pas souffert à l'offensive en raison de la belle chimie entre Romero, McInerney, Marco Di Vaio et le nouveau venu Issey Nakajima-Farran. Ce dernier en était à son premier match à Montréal.

«Nous avons créé nos occasions grâce à une bonne construction, ce n'étaient pas des coups de chance», a noté Klopas.

Pendant ce temps, la défensive, menée par Heath Pearce et Wandrille Lefèvre en charnière centrale, a été constante, tenant le Revolution à un petit nombre d'occasions réelles. Les visiteurs, qui ont adopté un rythme plus lent que l'Impact dans la construction du jeu, ont soit été incapables de réussir la passe décisive, soit qu'ils ont péché par manque de finition.

«On est sorti plus fort qu'eux et ç'a fait toute la différence, a dit Lefèvre. Ç'a nous a permis de contrôler le ballon et donc, défensivement, on a moins souffert. On a pu rentrer dans le match comme il faut. À la mi-temps, on est resté conscient que deux buts, ça peut se marquer très rapidement, alors on est resté concentré (en défensive) de A à Z.

«C'est le genre de performance sur laquelle on peut s'appuyer.»

Troy Perkins a inscrit son deuxième blanchissage de la saison — l'autre a été réussi dans la victoire de 1-0 contre l'Union de Philadelphie, le 26 avril —, et le 50e jeu blanc de sa carrière. Malgré les succès de l'équipe de la Nouvelle-Angleterre cette année, c'est la cinquième fois que le Revolution a été blanchi cette saison.

Romero en était à son troisième but de la campagne, un total qui dépasse déjà celui de l'an dernier, alors qu'il avait inscrit deux buts en 30 matchs. Il a marqué en fonçant au filet après avoir remis le ballon à Di Vaio, qui lui a aussitôt remis la politesse.

McInerney a inscrit son quatrième filet de la campagne en prenant le retour d'un tir de 20 mètres initialement décoché par Nakajima-Farran.

En Championnat canadien, ce mercredi au stade Saputo, l'Impact tentera de bâtir sur la nulle de 1-1 qu'il a récoltée lors du match aller à Toronto. Le vainqueur du duel aller-retour se qualifiera pour la Ligue des Champions de la CONCACAF.

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