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L'élimination du Canadien a fait doublement mal à Carey Price

31/05/2014 05:16 EDT | Actualisé 31/07/2014 05:12 EDT
Radio-Canada

BROSSARD, Qc - L'élimination du Canadien au moment où il s'apprêtait à revenir au jeu a été tout autant douloureuse pour Carey Price que la blessure qui a abruptement mis fin à sa série contre les Rangers de New York.

«Ça fait mal c'est sûr parce que nous étions si proches. Nous pouvions presque y goûter (au champagne de la victoire), et puis plus rien, c'est la fin», a déclaré le gardien du Canadien, samedi.

S'adressant aux médias pour la première fois depuis qu'il s'est blessé, Price était fort déçu puisqu'il estimait que le Canadien avait les atouts pour se rendre jusqu'au bout.

«Que vous perdiez au premier tour des séries ou en finale de l'Est, vous ne gagnez rien. C'est le même sentiment de vide ou d'insatisfaction. Mais les gars peuvent être fiers de ce qu'ils ont accompli.»

Price lui-même peut s'enorgueillir de la fructueuse saison qu'il vient de terminer — «une de ses deux meilleures sur le plan personnel», comme il l'a avancé.

Il n'a pas hésité à attribuer une grande partie du mérite au nouvel entraîneur des gardiens de l'organisation, Stéphane Waite.

«`Steph' a été formidable. C'est une bonne personne et un formidable entraîneur des gardiens. Ce n'est pas pour rien qu'il a connu du succès dans la Ligue nationale. Il est facile d'approche, et c'est facile de s'entendre avec. Nous avons créé une belle complicité ensemble. Il connaît son métier et il est très professionnel. Il était l'entraîneur tout désigné pour l'équipe.»

Le plus grand mérite de Waite a été d'avoir modifié l'approche psychologique de Price, en martelant qu'il devait rester concentré sur le moment présent. C'est la raison pour laquelle Price répétait inlassablement qu'il abordait les matchs un à la fois, même un arrêt à la fois dans chacun des matchs.

«Ç'a été la philosophie qu'a inculquée Stéphane dès le début. Il m'a fait canaliser toutes mes énergies vers cette façon de pensée. Ç'a été le plus grand ajustement que j'ai fait. Ça m'a rendu nettement meilleur, plus constant dans mes performances. Ce n'est pas que c'était un sérieux problème pour moi auparavant. Mais en mettant l'accent sur cette approche, ç'a fait toute la différence au monde.»

L'athlète amérindien de Anahim Lake, en Colombie-Britannique, n'a également pas manqué de souligner le soutien de ses coéquipiers.

«Je me considère choyé que les gars aient si bien joué devant moi. En séries, j'ai eu énormément de plaisir à jouer avec eux. C'était le groupe le plus uni depuis que je suis avec l'équipe.

«Nous avions une excellente occasion de remporter la coupe, mais comme ça n'arrivera pas, nous devons identifier ce que nous pouvons améliorer. Si chacun, individuellement, progresse de 10 pour cent, ou peut-être que seulement un pour cent sera suffisant, nous pourrons peut-être nous rendre jusqu'au bout la prochaine fois.»

Presque prêt

Price a laissé entendre qu'il serait revenu au jeu très bientôt, possiblement pour le premier match de la finale de la Coupe Stanley. Quant à savoir s'il avait pu jouer samedi soir, advenant qu'un septième match aurait été nécessaire contre les Rangers de New York, il s'est abstenu de le dire.

Price a dit qu'il a su sur le coup qu'il venait de subir une blessure sérieuse, sous l'impact du choc.

«J'ai cru que la douleur s'en irait et c'est la raison pour laquelle j'ai voulu rester dans le match, a-t-il expliqué. Après une dizaine de minutes, je savais que j'étais dans le pétrin. Je savais que quelque chose n'allait pas.»

S'estimant chanceux que la blessure n'ait pas été plus sérieuse et qu'elle ne nécessite pas une opération, il a absous de tout blâme l'attaquant des Rangers Chris Kreider qui lui a foncé dessus.

«Le hockey est un sport très dur. Je n'estime pas qu'il l'a fait par exprès, mais je ne crois pas également qu'il a essayé de m'éviter. Il s'amenait à toute vitesse vers le but et il a perdu l'équilibre. C'est arrivé comme ça. J'ai simplement été malchanceux.»

Price a rendu hommage à son remplaçant Dustin Tokarski ainsi qu'à son valeureux second Peter Budaj.

«Dustin s'est retrouvé dans la position la plus difficile qu'un gardien puisse être confrontée, mais il a admirablement bien fait. Je lui lève mon chapeau.»

Au sujet de Budaj, qui a accepté d'être relégué au rang de troisième violon, Price l'a qualifié de super gentilhomme.

«Peter est un réserviste incroyable, un de mes meilleurs amis dans l'équipe. De la façon qu'il a réagi, il a démontré qu'il est une personne très particulière. C'est un gars très positif. S'il y a en a un qui peut revenir en affichant une bonne attitude la saison prochaine, c'est bien lui.»

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