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Iran: un commandant des Gardiens de la révolution tué en Syrie (médias)

31/05/2014 07:32 EDT | Actualisé 31/07/2014 05:12 EDT

Un commandant des Gardiens de la révolution, armée d'élite du régime iranien, a été tué en Syrie, ont rapporté des médias iraniens, alors que Téhéran dément que ses hommes combattent les rebelles aux côtés des forces du président Bachar al-Assad.

Des informations de sites proches de conservateurs ont fait état cette semaine de la mort d'Abdollah Eskandari, tué en "défendant" un lieu saint chiite, mais ni les Gardiens de la révolution ni le ministère des Affaires étrangères ne les ont commentées.

Cependant, l'agence Fars, considérée comme étant proche des Gardiens de la Révolution, a annoncé samedi que les funérailles d'Abdollah Eskandari se tiendraient dimanche dans la ville de Chiraz, au sud de Téhéran.

Eskandari était un commandant des forces terrestres des Gardiens de la révolution et dirigeait également une association publique de bienfaisance chargée d'aider les anciens combattants et les familles des soldats tués au combat.

Ni les circonstances de sa mort ni des détails sur son rôle dans la guerre en Syrie n'ont été révélés.

Depuis le début de la révolte contre Bachar al-Assad, en mars 2011, qui s'est transformée en guerre civile après la répression sanglante menée par le régime, l'Iran a aidé Damas en lui fournissant des renseignements, du matériel et des conseillers militaires.

L'Iran dément cependant catégoriquement avoir envoyé des troupes de combat en Syrie, rejetant les accusations des nombreux rebelles, en majorité sunnites.

Malgré ces démentis, des médias iraniens font état de temps à autre de la mort d'Iraniens s'étant portés volontaires pour aller combattre en Syrie.

Parmi eux, figure Mohammad Jamali Paqale, un commandant des Gardiens de la révolution, qui a été tué en novembre alors qu'il défendait le mausolée chiite de Sayyeda Zeinab, à Damas.

L'Iran soutient M. Assad pour l'élection présidentielle du 3 juin qu'il est assuré de remporter.

"Cette élection renforcera la légitimité du gouvernement de Bachar al-Assad, son peuple ayant réalisé qu'il avait évité à la Syrie la désintégration ou l'occupation", a affirmé vendredi Ali Akbar Velayati, le conseiller en politique étrangère du guide suprême d'Iran Ali Khamenei.

L'opposition syrienne et ses alliés ont qualifié de "farce" ce scrutin, qui se tiendra uniquement dans les zones tenues par le régime en Syrie et selon une loi excluant de facto toute candidature dissidente.

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