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Elections au Malawi: la présidente Joyce Banda reconnaît sa défaite

31/05/2014 04:21 EDT | Actualisé 30/07/2014 05:12 EDT

La présidente malawite Joyce Banda a reconnu samedi sa défaite à la présidentielle du 20 mai, félicitant le vainqueur Peter Mutharika pour sa victoire dans une élection "serrée", et appelant ses compatriotes à respecter le verdict des urnes.

"Hier soir (vendredi) 30 mais 2014, la Commission électorale du Malawi a annoncé le résultat de la présidentielle. (...) Je saisis cette occasion pour féliciter sincèrement le président élu, le professeur Arthur Peter Mutharika (...) pour (sa) victoire dans une élection qui a été très serrée", a-t-elle dit dans une déclaration radiodiffusée.

"Même si ces élections ont été tendues, je voudrais exhorter tous les Malawites à aller de l'avant comme une Nation, à rester unis, à respecter la loi et à rester pacifiques et calmes", a-t-elle ajouté, appelant même ses concitoyens à "soutenir" son successeur --qui est pourtant son ennemi juré.

"Je suis heureuse que le pays soit en meilleur état que quand je suis entrée en fonction en 2012", a souligné Mme Banda.

Joyce Banda, qui était devenue la première femme présidente du petit pays d'Afrique australe en avril 2012 à la mort du président Bingu wa Mutharika --le frère aîné de Peter Mutharika--, est arrivée troisième à la présidentielle avec seulement 20,2% des voix, loin derrière M. Mutharika (36,4%).

Elle avait dénoncé de "sérieuses irrégularités" dans l'organisation de ce scrutin à un seul tour, et avait tenté en vain d'annuler le vote avant la proclamation des résultats. Dans sa déclaration de samedi, elle n'a pas parlé de fraudes, se félicitant que le scrutin se soit déroulé dans le calme "malgré des incidents et des perturbations isolés".

Alors que la cour électorale --qui a reconnu des problèmes, mais pas assez importants toutefois pour changer la donne-- était prête à tout recompter, la justice a ordonné vendredi soir la publication immédiate des résultats, déclarant M. Mutharika vainqueur.

Peter Mutharika devait être investi dès samedi.

Même si son arrivée à la magistrature suprême devrait lui permettre d'échapper à la justice, il a été inculpé de haute trahison pour avoir tenté d'empêcher Mme Banda d'accéder à la présidence à la mort de son frère. Elle était alors vice-présidente du pays, bien que passée à l'opposition.

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