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É.-U.: une entreprise défend ses marins emprisonnés au Honduras depuis un mois

31/05/2014 10:00 EDT | Actualisé 31/07/2014 05:12 EDT

MIAMI - Six Américains détenus pendant des semaines au Honduras collaboraient à un projet visant à aider des pêcheurs de crabes, ont déclaré des collègues samedi, et ceux-ci nient avoir violé les lois sur les armes à feu en ne déclarant pas une telle arme.

L'équipage du navire Aqua Quest International est détenu depuis le 5 mai dans une prison de Puerto Lempira, dans ce petit pays d'Amérique Centrale, après que des policiers honduriens et des membres de la marine ont donné l'assaut contre le bateau fraîchement arrivé et ont découvert une arme, selon un communiqué transmis par la compagnie de sauvetage d'épaves et de recherche sise en Floride.

Selon Stephen Mayne, le frère du président de l'entreprise — qui est l'un des prisonniers —, l'affaire aurait dû se terminer dès qu'elle a commencé, puisque les marins n'ont violé aucune loi.

M. Mayne ajoute que des discussions ont eu lieu en coulisses pour obtenir la libération des six hommes, mais croit que l'utilisation des canaux officiels serait plus efficace. D'où l'appel public, a-t-il précise en entrevue avec l'Associated Press.

Le département d'État américain avait précédemment confirmé la détention des six individus.

Des appels logés auprès des procureurs du Honduras sont demeurés sans réponse et des responsables de la marine hondurienne ont refusé de commenter samedi.

La compagnie indique qu'elle travaillait à un projet avec des travailleurs humanitaires et des responsables de la ville d'Ahuas pour aider les pêcheurs de crabes de l'endroit, qui peuvent subir des dommages permanents lors de plongées allant jusqu'à 45 mètres.

Ahuas est une ville située dans une région pauvre du Honduras souvent exploitée par des trafiquants de drogue. La région est ciblée par des missions anti-drogue conjointes entre les États-Unis et le Honduras, bien que Stephen Mayne ait affirmé qu'aucun membre d'équipage n'était impliqué dans un tel trafic.

Le navire comptait effectivement des armes à son bord par mesure de protection au large, dit la compagnie, mais des responsables ont assuré que l'équipage n'avait pas oublié de les déclarer aux responsables portuaires lors de leur arrivée.

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