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Un missionnaire sud-coréen est condamné aux travaux forcés en Corée du Nord

30/05/2014 10:53 EDT | Actualisé 30/07/2014 05:12 EDT

SÉOUL, Corée du Sud - La Corée du Nord a annoncé samedi la condamnation aux travaux forcés à vie d'un missionnaire baptiste sud-coréen pour avoir supposément tenté de mettre sur pied des églises clandestines, et pour espionnage. Il s'agit du plus récent missionnaire à se retrouver en difficulté dans le Nord.

Selon les médias d'État, le missionnaire, appelé Kim Jong-uk dans le Nord mais plutôt nommé Kim Jung-wook au Sud — a subi son procès vendredi et a admis avoir posé des gestes religieux anti-Corée du Nord et d'avoir «nui à la dignité du leadership suprême» du Nord.

Dans une déclaration transmise vendredi, la Corée du Nord a indiqué que le missionnaire disposait d'un avocat de la défense, mais les détails concernant le procès n'ont pas pu être confirmés de source indépendante.

L'avocat non identifié a fait savoir que son client «regrettait sincèrement ses crimes et avait présenté ses excuses», en plus de demander que la cour commue la peine de mort réclamée par la poursuite.

La constitution nord-coréenne garantit la liberté de religion, mais, en pratique, seules les dénominations autorisées sont tolérées par le gouvernement. Des gens ayant fui le pays ont indiqué que la distribution de Bibles et des séances de prière secrètes peuvent mener au goulag ou à l'échafaud.

Selon Pyonyang, l'homme a été arrêté en octobre dernier après avoir pénétré dans le pays en provenance de la Chine. M. Kim est apparu à la télévision nationale en février et dit avoir reçu de l'aide des services de renseignement sud-coréens, en plus de s'être excusé pour ses «crimes contre l'État».

La Corée du Sud a nié tout lien entre le renseignement et le missionnaire. Par le passé, les autorités nord-coréennes ont conçu de fausses conférences de presse où des détenus sont présentés devant les médias pour présenter des déclarations qu'ils renieront par la suite.

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