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Ontario: Tim Hudak dévoile un nouveau «scandale» financier libéral

30/05/2014 04:42 EDT | Actualisé 30/07/2014 05:12 EDT

TORONTO - Le chef progressiste-conservateur ontarien, Tim Hudak, affirme que les électeurs de la province devront garder en tête ce qu'il qualifie de mauvaise gestion, par les libéraux, d'un projet immobilier à Toronto lorsqu'ils se rendront aux urnes le 12 juin.

Au dire des conservateurs, la décision du gouvernement de renflouer la deuxième phase du Complexe de recherche et d'innovation MaRS pourrait coûter encore plus que le 1,1 milliard $ découlant du scandale des centrales thermiques, lorsque tous les frais seront comptabilisés.

M. Hudak a accusé vendredi la première ministre libérale sortante, Kathleen Wynne, de se comporter comme son prédécesseur, Dalton McGuinty, et de tenter de dissimuler les informations sur une erreur dispendieuse. Selon le porte-parole progressiste-conservateur en matière de finances, Vic Fedeli, un examen attentif des documents obtenus par un lanceur d'alertes démontre que le coût d'achat de 317 millions $ pour la tour de la deuxième phase du projet est bien loin du total véritable.

Selon M. Fedeli, un montant annuel de 11 millions $ sur 40 ans en amortissements pourrait se greffer à la facture. Il veut que Mme Wynne dise clairement si le total risque de bondir à 757 millions $.

En campagne à Burlington, vendredi, Mme Wynne a rétorqué que l'accord visant à offrir un sauvetage financier à l'organisme caritatif derrière le projet MaRS n'avait pas été rendu public puisqu'il n'avait pas encore été finalisé. Elle estime également que le rachat de cette tour afin d'éviter la faillite de l'entreprise a du bon, puisque le gouvernement disposera ainsi de bureaux en face de la législature à Toronto.

Mme Wynne a jugé que cette attaque conservatrice ne servait qu'à dissimuler l'erreur mathématique fondamentale du parti de M. Hudak dans sa plateforme électorale. Les progressistes-conservateurs soutiennent en effet pouvoir créer un million d'emplois en huit ans, ce qui a été vite contesté par des économistes.

«Ils ont présenté une plateforme basée sur une erreur mathématique, et ils feront tout ce qu'ils peuvent, d'ici au 12 juin, pour s'assurer que les gens n'y pensent pas», a dit la chef libérale.

La campagne libérale s'est articulée vendredi autour de la promesse d'offrir des soins de première ligne aux Ontariens à toute heure du jour et de la nuit d'ici 2018. D'après Mme Wynne, 93 pour cent des Ontariens ont maintenant accès à un médecin généraliste ou à des soins infirmiers de base, en raison du renversement, par les libéraux, des compressions effectuées sous le gouvernement Harris.

L'Association médicale ontarienne souligne que plus de 700 000 résidents de la province n'ont toujours pas accès à un médecin de famille ou à des soins infirmiers de base.

Les néo-démocrates, quant à eux, ont promis d'injecter 15 millions $ par année dans le programme provincial de nutrition en milieu scolaire, qui reçoit actuellement 21 millions $ par année. Selon eux, il s'agit là d'un exemple de la façon dont le parti priorise des mesures ayant un impact dans la vie des citoyens.

La chef du Nouveau Parti démocratique ontarien, Andrea Horwath, a aussi lancé quelques piques aux libéraux, accusant le gouvernement de «gaspiller les fonds publics pour payer des dirigeants», et invoquant également les scandales des centrales thermiques, du dossier de santé numérique et des services ambulanciers héliportés.

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