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Inde: colère après deux nouvelles affaires de viol collectif

30/05/2014 09:18 EDT | Actualisé 30/07/2014 05:12 EDT
ASSOCIATED PRESS
Members of Jawaharlal Nehru University Students Union shout slogans as they participate in a protest against a gang rape of two teenage girls in Katra village, outside the Uttar Pradesh state house, in New Delhi, India, Friday, May 30, 2014. A top government official said the northern Uttar Pradesh state has sacked two police officers who failed to respond to a complaint by the father of the two teenage girls who went missing and were later found gang raped and killed. (AP Photo/Manish Swarup)

Deux récentes affaires de viol en réunion suscitaient la colère vendredi en Inde, le gouvernement promettant de créer une cellule de crise pour s'assurer que justice soit rendue dans les affaires de violences sexuelles.

La découverte mercredi de deux adolescentes pendues à un arbre après avoir subi un viol collectif dans leur village de l'Etat de l'Uttar Pradesh a déclenché nombre de réactions d'indignation, en particulier de défenseurs de droits des femmes.

Dans une autre affaire de viol en réunion dans ce même Etat, la police a révélé vendredi que le père du principal suspect avait sauvagement agressé la mère de la victime présumée, qui refusait de retirer sa plainte.

Le viol collectif sauvage d'une jeune étudiante fin 2012 à New Delhi, morte de ses blessures, avait choqué le pays, entraînant un durcissement de la loi sur les agressions sexuelles. En dépit de ces décisions, nombre d'ONG s'indignent de la lenteur persistante de la police et de la justice à réagir.

Dans l'affaire des deux adolescentes retrouvées pendues dans le village de Budaun, la police a annoncé vendredi avoir arrêté trois personnes, dont un policier. L'enquête a révélé que les deux jeunes filles, d'une caste basse, avaient subi des viols répétés.

L'enquête n'a pas encore déterminé l'origine de la mort des deux adolescentes, explorant la thèse d'un suicide ou d'un meurtre après le viol, a indiqué à l'AFP l'officier de police local Mukul Goel.

Deux policiers ont été congédiés pour leur attitude défaillante dans cette affaire, selon des médias locaux.

La nouvelle ministre chargée de la protection de l'Enfance, Maneka Gandhi, a annoncé que tout policier impliqué de cette affaire serait renvoyé des forces de l'ordre.

"La police n'agit pas correctement. Tous les policiers impliqués dans l'incident seront renvoyés", a-t-elle dit à l'agence Press Trust of India, dénonçant "le laxisme de la police". Elle a également annoncé la création d'une "cellule de crise sur le viol" pour que la justice passe rapidement.

Concernant la mère d'une victime de viol agressée sauvagement chez elle dans le district d'Etawah le 26 mai, elle a été hospitalisée dans un état critique, souffrant de multiples fractures, selon la police et les médecins.

Le père de l'accusé a été arrêté et la police recherche d'autres personnes soupçonnées d'avoir participé à l'agression, a indiqué le chef de la police locale R.K. Chaturvedi.