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Écosse: lancement officiel de la campagne pour le référendum

30/05/2014 01:11 EDT | Actualisé 30/07/2014 05:12 EDT
AFP via Getty Images
A child with her face painted with the Scottish flag looks on as pro-independence supporters gather for a rally in Edinburgh on September 21, 2013. Voting for Scottish independence is 'common sense', the leader of the movement to break away from the United Kingdom insisted a year to the day befor Scotland votes in a referendum. AFP PHOTO/ANDY BUCHANAN (Photo credit should read Andy Buchanan/AFP/Getty Images)

La campagne pour le référendum sur l'indépendance de l'Ecosse a officiellement commencé vendredi, à seize semaines d'une consultation historique sur l'avenir de la région et du Royaume-Uni.

Si le débat agite la Grande-Bretagne depuis de longs mois déjà, ce lancement officiel fixe des règles du jeu précises, notamment sur le montant des dépenses de campagne, aucun des deux camps n'ayant le droit de dépasser les 1,5 million de livres.

Vendredi, des activistes de "Yes Scotland" et leurs adversaires du "Better together" battaient le pavé à Glasgow.

Né dans cette ville, l'acteur écossais David Hayman a appelé à "saisir cette opportunité d'une vie pour créer une Ecosse meilleure et plus juste".

"C'est le moment le plus excitant pour l'Ecosse en 300 ans", a ajouté cet avocat du "oui" au référendum du 18 septembre prochain, lors duquel les 4,1 millions d'électeurs enregistrés devront répondre par "oui" ou par "non" à la question de savoir si l'Ecosse doit devenir un Etat indépendant du reste du Royaume-Uni.

Leigh Baillie, une habitante de Glasgow, n'est pas convaincue, et défend l'Union: "Je pense que nous sommes mieux ensemble plutôt que dans notre coin", dit-elle à l'AFP.

Alors que la campagne pour le "oui" semblait avoir rattrapé une partie de son retard au printemps, les sondages les plus récents marquent une légère progression du "non".

Selon les données compilées par le Financial Times, 48% des électeurs voteraient pour un maintien au sein du Royaume-Uni, 36% pour l'indépendance, alors que 15% restent indécis.

Les trois principaux partis au parlement de Westminster, les conservateurs au pouvoir, leurs alliés libéraux-démocrates au gouvernement, et l'opposition travailliste, sont dans le camp du "non". Le "oui" est défendu par le Parti national écossais d'Alex Salmond, qui dirige le gouvernement local.

Pour mieux convaincre les Ecossais de rester, Londres a d'ores et déjà fait des concessions en transférant de nouveaux pouvoirs à l'Ecosse qui jouit déjà depuis 1997 d'une autonomie accrue.

Ces derniers jours, la bataille de chiffres sur les bénéfices ou pertes supposés d'une éventuelle indépendance est repartie de plus belle entre les gouvernements britannique et écossais.

Le Premier ministre écossais Alex Salmond a calculé que chaque habitant gagnerait "1.000 livres (1.230 euros) de plus par an", en cas de la victoire du "oui".

Londres a rétorqué qu'il fallait, au contraire, voter "non" pour bénéficier d'un "bonus de 1.400 livres (plus de 1.700 euros) par an".

Alex Salmond a ajouté que l'Ecosse était "l'un des pays les plus riches au monde". Mais cette thèse a été réfutée par une étude de l'Université de Glasgow publiée mardi par le Guardian.


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