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Des milliers de Syriens craintifs fuient leur ville avant les élections

30/05/2014 03:11 EDT | Actualisé 30/07/2014 05:12 EDT

BEYROUTH - Des milliers de personnes ont fui des villes contrôlées par le gouvernement syrien après que des combattants de l'opposition eurent menacé de perpétrer des attaques pour perturber les présidentielles de la semaine prochaine, ont affirmé vendredi des militants.

Le gouvernement syrien présente le scrutin du 3 juin — à l'issue duquel le président Bachar el-Assad devrait être reporté au pouvoir pour un autre mandat de sept ans — comme un moyen de mettre fin à la guerre civile qui dure depuis environ trois ans et qui a fait plus de 160 000 victimes.

L'opposition syrienne et ses alliés occidentaux considèrent plutôt ces élections comme une mascarade visant essentiellement à prêter une forme de légitimité démocratique au président contesté.

Des civils ont fui la ville d'Idlib, dans le nord-ouest du pays, qui est contrôlée par le gouvernement, après que le Conseil islamique leur eut ordonné de le faire avant minuit, vendredi.

La cité, qui est actuellement encerclée par les rebelles sur trois fronts, est assiégée depuis plus de deux ans et a été le théâtre de nombreux affrontements.

Les insurgés ont bloqué vendredi des routes reliant des secteurs sous leur contrôle à ceux qui sont entre les mains du gouvernement après l'ultimatum du Conseil islamique, une organisation militaire et civile installée dans des régions contrôlées par les rebelles.

Selon un militant du secteur, Hasan Idilbi, l'opposition se prépare à frapper pour perturber les élections.

Le Conseil islamique n'a pu être rejoint dans l'immédiat.

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