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Poutine au Kazakhstan pour signer la création de l'Union économique eurasiatique

29/05/2014 02:23 EDT | Actualisé 28/07/2014 05:12 EDT

Le président russe Vladimir Poutine est arrivé jeudi au Kazakhstan où il devrait signer avec ses homologues bélarusse et kazakh la création d'une Union économique eurasiatique, un projet qui doit permettre de restaurer l'influence de Moscou parmi ses ex-alliés soviétiques.

M. Poutine, le président bélarusse Alexandre Loukachenko et le Kazakh Noursoultan Nazarbaïev doivent signer ce document lors d'une réunion du Conseil supérieur économique eurasiatique à Astana, la capitale du Kazakhstan.

Cette Union, qui doit être lancée le 1er janvier 2015, doit favoriser une intégration plus étroite de ces pays déjà unis depuis 2010 au sein d'une Union douanière, structure purement douanière entre ex-partenaires de l'URSS.

"Les trois Etats s'engagent à garantir la libre-circulation des produits, services, capitaux et travailleurs, à mettre en oeuvre une politique concertée dans les domaines clés de l'économie: dans l'énergie, l'industrie, l'agriculture, les transports", a expliqué dans un communiqué le Kremlin.

"Ainsi s'achève la formation d'un marché commun majeur sur l'espace de la CEI (170 millions de personnes) qui deviendra un nouveau centre puissant de développement économique", a-t-il ajouté.

Ce projet a une importance capitale pour Vladimir Poutine, qui avait qualifié en 2005 l'implosion de l'URSS de "plus grande catastrophe géopolitique" du XXème siècle.

Mais le président russe a dû se résoudre à ne pas y voir participer l'Ukraine, un pays de 46 millions d'habitants doté d'un réel potentiel industriel plongé dans une crise sans précédent depuis fin novembre et le refus du président Viktor Ianoukovitch, déchu depuis, de signer un accord d'association avec l'UE.

Le nouveau président ukrainien, le milliardaire pro-occidental Petro Porochenko élu dimanche, a d'ores et déjà annoncé que son cap serait une entrée à terme de l'Ukraine dans l'Union européenne, allant ainsi à l'encontre des ambitions de Moscou qui avait tenté fin 2013 de faire miroiter à Kiev des avantages économiques si elle restait dans son orbite.

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