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Mondial-2014 - Brésil: Marcelo, l'arme du rire

29/05/2014 02:00 EDT | Actualisé 29/07/2014 05:12 EDT

Champion d'Europe avec le Real Madrid samedi dernier, Marcelo n'avait pu retenir ses larmes après avoir marqué le troisième but merengue, mais l'arrière gauche est surtout réputé pour sa joie communicative au sein de l'équipe du Brésil.

Mercredi, jour du premier entraînement de la Seleçao à son stage de préparation au Mondial-2014 à Teresopolis (sud-est), Marcelo Vieira da Silva Junior (26 ans) en a donné un aperçu en inscrivant un but d'une tête plongeante célébré avec joie et déclenchant l'hilarité de ses coéquipiers.

"J'étais timide, mais j'ai changé et ne le suis plus, a-t-il avancé jeudi en conférence de presse. Etre ici est un rêve pour tout joueur, c'est pour ça que je suis toujours joyeux, heureux". Avant d'ajouter: "Ma joie, je l'ai toujours, sur le terrain et en dehors, avec ma famille et mes amis".

Il a profité de cette rencontre avec les médias, non pas pour faire le pitre, mais plutôt pour bien rire. On lui demandait ce qu'il ressentait de disputer le match d'ouverture Brésil-Croatie le jour de son anniversaire, le 12 juin. "Je suis né le 12 mai", a-t-il répondu, et devant l'insistance du journaliste, qui avait manifestement prélevé la date erronée sur certains sites internet, Marcelo a éclaté de rire, entraînant l'hilarité de la salle.

- 'Soulagement' -

Successeur du légendaire Roberto Carlos sur le flanc gauche du Real comme de l'équipe nationale, le joueur formé au Fluminense de Rio est aussi considéré comme l'un des meilleurs à son poste.

La différence la plus frappante entre les deux, outre le gabarit, se situe au niveau capillaire: Marcelo, originaire du quartier carioca de Catete (qui signifie "jungle dense" en langue tupi...), mène la bande des chevelus type afro avec Dante, Willian et David Luiz, quand Roberto Carlos arborait un crâne luisant avec son compère Ronaldo.

"Beaucoup en Espagne disaient que j'étais le nouveau Roberto Carlos, mais j'ai toujours dit que je ne l'étais pas, s'est défendu Marcelo. Il a tout gagné, il est toujours mon idole, mais j'essaie d'écrire ma propre histoire".

Tous deux ont en tout cas en commun d'avoir remporté la Ligue des champions avec le Real Madrid (l'aîné en a trois à son palmarès).

Pour Marcelo, c'était le week-end dernier contre l'Atletico Madrid (4-1 a.p.), après trois échecs consécutifs en demi-finales de coupe d'Europe. Et le Brésilien a été l'un des grands hommes de la "Décima" (dixième C1 du Real), entre larmes et sourires.

Son entrée en jeu en deuxième période a coïncidé avec un certain regain dans le jeu merengue. Très offensif, le latéral a marqué en prolongation le troisième but des siens, celui qui leur mettait une main sur le trophée.

Ce but et sa signification l'ont tellement ému qu'il en pleurait sur le terrain, une image très forte. "C'était une saison difficile pour moi, et arriver à une finale de Ligue des champions, réussir à marquer un but et la gagner, je l'ai vécu comme un soulagement, un devoir accompli", a-t-il expliqué.

- Duo comique avec Fred -

Il a obtenu du sélectionneur Luiz Felipe Scolari l'autorisation de ne rejoindre le camp de base que mercredi, mais il s'est pointé dès mardi, "de sa propre initiative", a révélé le coordinateur technique Carlos Alberto Parreira.

Son arrivée a été fêtée par ses coéquipiers, notamment Julio Cesar (34 ans), le plus ancien du groupe. "Marcelo et Fred sont incroyables pour l'ambiance, a souligné le gardien. Ils allègent toujours l'atmosphère, ça nous rend tous plus décontractés".

Si Marcelo est un drôle, ce n'est pas un rigolo pour autant. Polyvalent, il peut jouer au milieu comme contre l'Atletico et se projeter en attaque, quitte à déserter son flanc gauche.

Sous la coupe d'entraîneurs comme José Mourinho et Carlo Ancelotti, il a progressé dans son positionnement tactique, naguère un peu aléatoire.

Il a aussi un rôle important sur le terrain en jouant derrière l'ailier gauche, la star Neymar. Combiner avec lui, mais aussi le protéger, voire compenser le repli défensif duquel s'abstient volontiers le N.10. Et, à l'occasion, le distraire pour lui faire oublier la pression.

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