POLITIQUE

Marie-Claude Francoeur: nommée par Charest, dégommée par Marois, renommée par Couillard

29/05/2014 03:17 EDT | Actualisé 29/05/2014 03:33 EDT
Courtoisie

QUÉBEC - Les plus hauts fonctionnaires de l'État vont et viennent au gré des changements de gouvernements. À preuve, la déléguée du Québec à Boston, qui avait perdu son poste sous le gouvernement Marois, vient de retrouver ses bureaux.

Marie-Claude Francoeur a d'abord été nommée déléguée du Québec à Boston par Jean Charest en juin 2012, soit deux mois avant le déclenchement des élections. Arrivé au pouvoir, le gouvernement Marois l'a rappelé au Québec au début de l'année 2013, pour la remplacer par Jean Saintonge. Ce dernier occupait jusque-là le poste de directeur États-Unis au ministère des Relations internationales (MRI).

Pendant le bref interlude loin de la délégation, Marie-Claude Francoeur a occupé le poste d'administratrice d'État affectée auprès du PDG du Centre de la francophonie des Amériques.

Le passage de Jean Saintonge à la tête de la délégation a été de courte durée. En octobre 2013, il était de retour au ministère de son propre chef pour prendre le poste de directeur général Amériques et Asie Pacifique. «Il avait passé un concours pour le poste. Il s'agit d'une promotion», explique un porte-parole du MRI, Martin Brie.

Marie-Claude Francoeur reprend donc ses fonctions avec un salaire de sous-ministre adjointe du niveau 1, soit 154 252$ annuellement.

Cet aller-retour de la sous-ministre n'a pas entraîné de frais pour les contribuables... outre les frais de déménagement. «Elle est employée de la fonction publique» et n'a donc pas reçu de dédommagements pour le changement de poste, précise Martin Brie.

Le nom de Marie-Claude Francoeur avait ressurgi dans l'actualité lors de la nomination par le gouvernement Marois d'André Boisclair au poste de délégué du Québec à New York. Les médias avaient alors révélé qu'en plus de sa nomination, l'ex-chef péquiste avait obtenu la permanence dans la haute fonction publique. Les péquistes ont tenté de se justifier en invoquant le cas de Marie-Claude Francoeur, qui a obtenu sa permanence deux ans après sa nomination.

Marie-Claude Francoeur a fait ses débuts à l'Assemblée nationale en 1999 à titre de recherchiste pour l'aile parlementaire du PLQ. À l'élection du gouvernement Charest en 2003, elle est devenue directrice de cabinet du ministre du Travail Michel Despré. Elle a ensuite suivi celui-ci dans les mêmes fonctions lorsqu'il est devenu ministre des Transports en 2005. Michel Despré est aujourd'hui président de la CSST.

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