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Malgré l'élimination du Canadien, les amateurs voient l'avenir avec optimisme

29/05/2014 06:30 EDT | Actualisé 29/07/2014 05:12 EDT

MONTRÉAL - Certains partisans du Canadien ont bien proféré quelques gros mots en sortant du Centre Bell, jeudi soir, mais la majorité d'entre eux ont encaissé la défaite de leurs favoris aux mains des Rangers de New York avec philosophie et optimisme.

Aux yeux de plusieurs, le Tricolore a connu une belle saison, et l'avenir est prometteur.

«Je suis fier de la saison du Canadien, je ne suis pas fâché. C'est sûr que ça aurait été plaisant de continuer plus loin, mais ce fut un bon match, une bonne série, de bonnes séries», a commenté Jean-François Bélisle au terme du match.

Joe Khouri considérait également que les partisans de la Sainte-Flanelle ont de bonnes raisons d'être optimistes après le rendement de l'équipe lors des séries éliminatoires.

«C'est toujours décevant la minute qui suit le match, mais on a de quoi être fiers. Et nous avons battu Boston!», a-t-il rappelé, tout en reconnaissant qu'il manque encore de petits éléments pour permettre au Tricolore d'aller plus loin encore.

Certaines personnes rencontrées en face du Centre Bell pressaient le pas en sortant de l'amphithéâtre, craignant de voir une émeute éclater dans les rues du centre-ville. Il n'en fut rien.

Rapidement, les policiers de l'escouade antiémeute ont pu laisser tomber leurs casques. Les partisans déçus sont sagement rentrés à la maison.

Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) ne signalait d'ailleurs aucun incident à l'issue de la partie.

Le sentiment général de satisfaction était aussi apparent sur les réseaux sociaux. Sur Twitter, des personnalités de tous les milieux ont rendu hommage à la ténacité du Canadien dans la défaite.

Le premier ministre Stephen Harper est l'un de ceux ayant pris le temps de féliciter le Tricolore, seule formation canadienne ayant participé aux séries éliminatoires cette saison.

Son rival à la Chambre des communes, Thomas Mulcair, a lui aussi rendu hommage au Canadien.

«Votre performance cette saison et dans les séries a été éblouissante», a-t-il écrit.

Diffusion au Centre Bell

«Olé, olé, olé», cris de joie et hurlements de protestations: à l'oreille, au Centre Bell, on aurait cru que le Canadien était dans la place pour disputer ce match sans lendemain contre les Rangers, jeudi soir. Mais il n'en était rien.

Pour la troisième fois des présentes séries éliminatoires de la LNH, plus de 20 000 amateurs ont rempli les gradins pour voir le Tricolore à l'oeuvre, alors que celui-ci se trouvait à des centaines de kilomètres de Montréal.

Aux abords de l'amphithéâtre, à moins de deux heures de la mise en jeu initiale, la majorité des partisans disaient croire aux chances des hommes de Michel Therrien, même si ces derniers tiraient de l'arrière 3-2 dans cette finale d'association.

«Je trouve que Gallagher a bien fait lors de la dernière partie. Il a bien échangé la rondelle avec Pacioretty, et Galchenyuk aussi est sur une bonne lancée. Je pense que les jeunes vont faire la différence aujourd'hui», avait exposé Isabelle Perreault, prédisant une victoire de 5-3 du Tricolore.

Selon un autre partisan, les joueurs du Canadien ont réussi à semer le doute dans l'esprit des rivaux new-yorkais au dernier match.

«Ils les ont ébranlés en perçant l'armure de leur gardien», a analysé Nicolas, faisant référence au gardien Henrik Lundqvist, surnommé "le roi", chassé de la rencontre de mardi dernier après avoir alloué quatre buts.

«Il ne sait plus trop à quoi s'attendre. On sait comment le battre», a-t-il poursuivi, s'attendant à un «festival offensif» du côté du Canadien.

Vers 18 h, les revendeurs de billets bourdonnaient autour des clients potentiels agglutinés devant le Centre Bell, tentant d'écouler les laissez-passer pour 30 ou 35 $, alors que ceux-ci se détaillaient à 10 $.

Lors de la diffusion du septième et décisif affrontement entre le Canadien et les Bruins, des férus du CH avaient déboursé 50 $, voire 60 $, pour franchir les tourniquets du Centre Bell.

«Disons que les Rangers, ce n'est pas la même chose que les Bruins. Et c'était un match sans lendemain», a confié l'un d'entre eux, qui dit avoir vendu pour 950 $ de billets ce soir-là.

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