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Les Rangers éliminent le Canadien en remportant le sixième match 1-0

29/05/2014 10:46 EDT | Actualisé 29/07/2014 05:12 EDT

NEW YORK, États-Unis - L'instinct de survie du Canadien a atteint sa limite, jeudi, et les Rangers de New York ont mis fin à son beau parcours en séries éliminatoires en remportant le sixième match de la finale de l'Est 1-0 au Madison Square Garden.

L'attitude inébranlable et l'énergie du désespoir qu'avait affichés le Tricolore afin d'éviter l'élimination à deux reprises face aux Bruins de Boston, dans le tour précédent, et une première fois contre les Rangers mardi, n'ont pas été au rendez-vous.

«Nous avions l'air d'une équipe fatiguée, a suggéré l'attaquant Daniel Brière. Nous n'étions pas combatifs, notre échec-avant était inexistant. Je ne peux pas expliquer pour quelles raisons ça ne fonctionnait pas pour nous, mais pour les Rangers jeudi.»

L'entraîneur Michel Therrien a préféré rendre hommage aux Rangers pour l'excellence de leur jeu.

«Nous n'avons pas été en mesure de créer de l'attaque, mais ils ont été impeccables sur le plan défensif, a mentionné l'entraîneur. Le jeu défensif va toujours avoir le dessus sur l'offensive, et ç'a été le cas. Il n'y avait pas beaucoup d'espace sur la patinoire.»

Au moins, personne ne pourra dire «et si Carey Price n'avait pas été blessé» parce que le jeune Dustin Tokarski a été plus qu'un digne remplaçant. Jeudi encore, il a été sans reproche en maîtrisant 31 lancers.

«Il a été phénoménal pour nous, a affirmé le défenseur Josh Gorges, en se faisant l'écho de ses coéquipiers ainsi que de Therrien. Pour un gars qui a été propulsé au coeur de l'action, il a su élever son niveau de jeu. Il nous a donné la chance de gagner à tous les matchs. C'est ce que vous vous attendez de votre gardien. Il peut être fier de lui.»

Le CH est tombé à court de deux victoires d'une première participation à la finale de la Coupe Stanley depuis sa lointaine conquête de 1993.

Les Rangers, eux, accèdent à la grande finale pour la première fois en 20 ans, soit depuis leur triomphe de 1994. Ils affronteront le vainqueur de la finale de l'Ouest opposant les Kings de Los Angeles aux Blackhawks de Chicago.

Dominic Moore a été le seul buteur de la rencontre, en deuxième période.

Auteur de 18 arrêts, Henrik Lundqvist a signé son neuvième jeu blanc en séries, égalant le record d'équipe de Mike Richter, en plus d'obtenir sa 42e victoire — une de plus que le record de Richter.

«Nous avons disputé notre meilleur match des séries, sur tous les plans», a déclaré l'entraîneur Alain Vigneault.

Mauvais départ

Le Canadien a connu une mauvaise première période. L'exécution a fait cruellement défaut, et ç'a eu un effet domino sur tout son jeu. La bonne nouvelle pour lui, c'est que c'était 0-0 à la fin.

La vigilance de Tokarski lui a permis d'éviter de se retrouver en recul. Il a stoppé 11 tirs, incluant un avec son masque.

Les Rangers ont décoché les sept premiers lancers, avant que Max Pacioretty ne mette timidement Lundqvist à l'épreuve à la huitième minute. Le trio de Derick Brassard, avec Mats Zuccarello et Benoit Pouliot, a été fort menaçant.

Lundqvist a eu à s'illustrer face au lancer d'Alex Galchenyuk, avec cinq minutes à jouer.

Moore marque

Ça ne s'est guère amélioré côté cohésion pour le Tricolore au deuxième tiers. Heureusement pour lui, les Rangers n'ont pas été mieux (8-8 dans les tirs). Ils ont au moins réussi à aller chercher l'important premier but vers la fin de la période grâce à l'acharnement du quatrième trio. Moore, à 18:07, a concrétisé la passe de Brian Boyle en provenance de derrière le filet.

Peu de temps avant, Lundqvist avait réalisé un arrêt acrobatique face à Thomas Vanek. En déséquilibre, le gardien a empêché la rondelle de pénétrer dans le filet à l'aide d'un geste désespéré du bloqueur.

Derek Stepan avait raté une belle occasion chez les Rangers pendant un jeu de puissance à la sixième minute. Tokarski a effleuré son tir, avant que la rondelle ne frappe le poteau à sa gauche.

En troisième, Tokarski a gardé ses coéquipiers dans le coup, en repoussant neuf lancers. Ses coéquipiers étaient incapables d'orchestrer une attaque soutenue. À preuve, les cinq tirs qu'ils ont dirigés vers Lundqvist. Comme s'ils étaient rendus au bout du rouleau.

La mauvaise pénalité qu'a écopée Brandon Prust à 5:42 n'est venue que compliquer la situation.

Tokarski a été rappelé au banc avec 1:51 à écouler, mais même avec un attaquant en plus le Canadien ne s'est guère approché du filet.

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