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Le pétrole porté à New York par la baisse des stocks à Cushing

29/05/2014 03:06 EDT | Actualisé 29/07/2014 05:12 EDT

Les prix du pétrole coté à New York ont clôturé en hausse jeudi, portés par la baisse des stocks à Cushing, un important terminal aux Etats-Unis, et un chiffre américain de bon augure pour la demande énergétique.

Le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en juillet a gagné 86 cents sur le New York Mercantile Exchange (Nymex) pour s'établir à 103,58 dollars.

Cette tendance à la hausse "peut sembler contre-intuitive puisque les autorités américaines ont fait part d'une hausse des réserves de brut aux Etats-Unis", ce qui a généralement tendance à faire baisser les prix, a remarqué James Williams de WTRG Economics.

Mais "l'élément important du rapport hebdomadaire du DoE (département américain de l'Energie, sur l'état des stocks de produits pétroliers) était cette semaine la forte baisse des réserves à Cushing" où est entreposé l'or noir servant de référence au WTI, a ajouté le spécialiste.

Ces réserves sont tombées à 21,7 millions de barils et "il ne faudrait pas qu'elles descendent beaucoup plus bas", selon James Williams.

Historiquement situées autour de 19 à 20 millions de barils, elles étaient montées en 2013 jusqu'à 50 millions de barils au fur et à mesure que la production de brut aux Etats-Unis est grimpée en flèche à partir de 2008 grâce aux nouvelles techniques d'exploitation d'hydrocarbure.

Avec la mise en route de nouveaux oléoducs reliant Cushing aux raffineries du golfe du Mexique, elles sont redescendues progressivement et rien ne semble pour l'instant mettre un frein à cette descente.

Les cours du brut ont par ailleurs été stimulés jeudi par l'annonce d'un recul plus fort que prévu des inscriptions hebdomadaires au chômage aux Etats-Unis pour la semaine close le 24 mai.

Une décrue du chômage est généralement considérée comme un facteur haussier sur le marché de l'or noir car les personnes ayant un emploi consomment plus d'essence pour se rendre au travail.

Ce signal positif a en tout cas relégué au second plan l'annonce d'une contraction plus importante qu'attendu du produit intérieur brut (PIB) américain au premier trimestre.

C'est la première fois depuis le premier trimestre 2011 que la première économie mondiale voit son PIB se contracter, un trou d'air imputé en grande partie à l'hiver particulièrement rigoureux subi par le pays.

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