NOUVELLES

L'annonce d'une réduction de service chez Orléans Express soulève un tollé

29/05/2014 12:15 EDT | Actualisé 29/07/2014 05:12 EDT

MONTRÉAL - La décision de la compagnie Orléans Express d'abandonner le service d'autocar dans quelques municipalités et de le réduire dans plusieurs autres soulève un tollé de part et d'autre.

Orléans a l'intention de ne plus desservir les villes de La Tuque, Grand-Mère et Thetford Mines, d'abandonner certains trajets vers Gaspé et de réduire ceux qui demeureront de même que ceux vers le reste de la Gaspésie et le Bas-du-Fleuve.

Des réductions de service sont également prévues sur tous les trajets entre Montréal et Québec, incluant ceux qui transitent par Trois-Rivières, ainsi que pour les dessertes de Drummondville et Victoriaville.

Le transporteur invoque «des fortes baisses d’achalandage» causant «d’importants problèmes de rentabilité» qui menaceraient le maintien de l’ensemble de ses services et demande à la Commission des transports du Québec (CTQ) de lui permettre d'apporter de nombreux changements à ses horaires et à ses trajets.

La Fédération québécoise des municipalités, qui regroupe les MRC du Québec, l'organisme Transport 2000 ainsi que le Parti québécois demandent à la Commission des transports d'ordonner la tenue d'audiences publiques.

Dans l'ensemble, les opposants estiment qu'une telle réduction de service porterait atteinte à la mobilité des citoyens des régions, particulièrement des aînés et des jeunes. Le Parti québécois note de plus que cela se traduirait par une limitation du service de livraison de colis, la perte d'une quarantaine d'emplois, et pourrait à terme menacer l'industrie touristique en Gaspésie.

Le président de Transport 2000, Pierre Cardinal, soutient qu'il y a lieu de mettre en place des moyens alternatifs de transport, tels des minibus ou un transport régional complémentaire là où il est question d'abandonner complètement le service avant que ces abandons ne surviennent. Selon lui, des audiences publiques permettraient également de se mettre à la recherche de solutions de rechange.

La CTQ doit rendre une décision sur la tenue ou non d'audiences publiques le 6 juillet.

PLUS:pc