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Enlèvement: Valérie Poulin Collins subira une évaluation psychiatrique

29/05/2014 09:03 EDT | Actualisé 29/07/2014 05:12 EDT

TROIS-RIVIÈRES, Qc - La femme de 21 ans qui est accusée d'avoir enlevé un poupon lundi à Trois-Rivières subira une évaluation psychiatrique afin de déterminer son aptitude à comparaître.

Valérie Poulin Collins s'est présentée au palais de justice de Trois-Rivières, jeudi, pour répondre à deux chefs d'enlèvement et de séquestration.

Son avocate, Me Karine Bussières, a indiqué que sa cliente était incapable de discuter des événements survenus lundi.

Le juge a donc ordonné que l'accusée subisse une évaluation psychiatrique de cinq jours dans un hôpital de Sainte-Thérèse à Shawinigan.

«Nos clients doivent être en mesure de pouvoir nous aider à préparer leur défense et pour le moment j'étais incapable d'avoir une communication, une discussion rationnelle avec madame», a expliqué Me Bussières à sa sortie de la salle d'audience.

La Couronne s'est objectée à sa remise en liberté. L'accusée demeurera donc détenue au centre hospitalier jusqu'à sa prochaine comparution prévue le 5 juin.

«On va alors savoir si, médicalement, elle est apte à comparaître», a précisé le porte-parole du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), Me Jean-Pascal Boucher.

L'accusée avait été arrêtée en fin de journée mercredi à sa sortie de l'hôpital à Trois-Rivières, où elle avait été admise tout juste après les faits. Un mandat d'arrestation avait été émis à son endroit quelques heures plus tôt, alors qu'elle était encore inconsciente et intubée à l'hôpital.

Valérie Poulin Collins a passé la nuit de mercredi à jeudi au poste de la Sûreté du Québec à Shawinigan, où elle a été interrogée par des enquêteurs.

La Trifluvienne s'était présentée au pavillon Sainte-Marie du Centre hospitalier régional de Trois-Rivières peu avant 19 heures lundi soir. Vêtue d'un uniforme d'infirmière, elle était entrée dans la chambre de Mélissa McMahon sous un faux prétexte. Elle avait ensuite quitté les lieux avec son poupon âgé de quelques heures, une fillette prénommée Victoria.

L'enfant avait été localisée trois heures plus tard, vers 22 heures, au terme d'une opération policière d'envergure. Plusieurs barrages routiers avaient été mis en place et la SQ avait déclenché une alerte AMBER.

Valérie Poulin Collins est accusée d'avoir privé des parents de la possession de leur bébé et d'avoir séquestré ou emprisonné quelqu'un contre son gré.

La peine passible est de 10 ans de pénitencier pour le premier chef d'accusation. Le second peut mener à une peine maximale d'emprisonnement à perpétuité avec un minimum de cinq ans.

Le père de la petite Victoria, Simon Boisclair, a assisté à la brève comparution.

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