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Centrafrique: une des dernières mosquées de la capitale est détruite

29/05/2014 12:31 EDT | Actualisé 29/07/2014 05:12 EDT

BANGUI, République centrafricaine - Un groupe de jeunes chrétiens a détruit jeudi une des dernières mosquées de la capitale de la République centrafricaine, quelques heures après que des rebelles musulmans aient attaqué une église catholique à l'aide de grenades et d'armes automatiques, ont indiqué des responsables et des résidants.

Un porte-parole des quelques musulmans toujours présents à Bangui, Ousmane Abakar, a dénoncé l'attaque commise contre l'église, mercredi, et nié que les musulmans de la ville en soient responsables.

Des dizaines de milliers de musulmans ont fui la capitale depuis le début de l'année, après avoir été ciblés par des miliciens chrétiens qui leur reprochent d'avoir appuyé les rebelles musulmans qui ont été chassés du pouvoir en janvier.

L'attaque de l'Église Notre-Dame-de-Fatima, mercredi, a fait au moins 15 morts, dont un prêtre. Le bilan demeure toutefois incertain, puisque certaines victimes ont été transportées vers les hôpitaux et que d'autres civils ont été kidnappés par les assaillants.

Le secrétaire-général des Nations unies, Ban Ki-moon, a sévèrement dénoncé cette attaque, tout comme il a condamné les miliciens chrétiens qui ont attaqué et tué trois musulmans qui se rendaient participer à un match de football intercommunautaire.

Un hélicoptère français survolait la capitale, jeudi, et des soldats étrangers qui patrouillaient la ville tendue ont tiré des coups de semonce. Des jeunes en colère ont incendié des pneus et érigé des barricades dans leurs quartiers.

Ailleurs à Bangui, des milliers de personnes ont manifesté pour dénoncer les forces étrangères qui, selon elles, ne font pas assez pour les protéger. Environ 2000 soldats français et 5000 militaires africains sont déployés pour tenter de stabiliser la République centrafricaine.

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