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Wynne n'écarte pas une coalition avec le NPD si le PPC n'obtient pas la majorité

28/05/2014 10:13 EDT | Actualisé 28/07/2014 05:12 EDT

La première ministre de l'Ontario Kathleen Wynne n'écarte pas la possibilité de faire équipe avec le Nouveau Parti démocratique et former un gouvernement de coalition si le Parti progressiste-conservateur l'emporte lors du scrutin du 12 juin sans toutefois obtenir une majorité de sièges.

La chef libérale a cependant rappelé qu'elle se concentrera d'abord et avant tout, d'ici la fin de la campagne électorale, à s'assurer que son parti gagne l'élection.

Lorsque les électeurs auront décidé, son parti «prendra sa décision», a-t-elle déclaré mercredi, après une visite à une école élémentaire de Markham, au nord de Toronto.

«Je n'écarte aucun scénario, et je vais aussi travailler aussi fort que possible au cours des 16 prochaines journées pour nous assurer de retourner à Queen's Park et de mettre notre programme de l'avant», a-t-elle lancé.

Mme Wynne a noté qu'elle avait fait la preuve qu'elle pouvait travailler à l'intérieur d'un parlement minoritaire, et a promis de continuer dans cette veine si le Parti libéral est incapable d'obtenir une majorité de sièges.

«Si vous examinez ce que j'ai fait depuis un peu plus d'un an, c'est ainsi que je fonctionnerais. Mais je ne vais pas devancer ce que pourrait décider la population de l'Ontario le 12 juin.»

La chef du Nouveau Parti démocratique Andrea Horwath, qui a qualifié les libéraux de corrompus, a opté pour le mutisme.

«Je vais attendre jusqu'au 12 juin, jusqu'à la ce que la population de cette province prenne une décision quant au type de gouvernement qu'elle désire, et peu importe la décision qu'elle prendra, ce sera la bonne... et nous réagirons face à ce résultat lorsque nous le connaîtrons».

En 1985, les libéraux et les néo-démocrates ont fait équipe pour remplacer le gouvernement conservateur minoritaire récemment élu, alors dirigé par Frank Miller.

Hudak sur la défensive

Pendant ce temps, à Niagara Falls, Tim Hudak a été contraint de défendre son «Programme de million d'emplois» mercredi, alors qu'un nombre grandissant d'économistes ont remis en doute les chiffres derrière cette promesse, qui se trouve au coeur de la plateforme électorale du chef du Parti progressiste-conservateur.

Malgré avoir été la cible de critiques constantes sur la question, M. Hudak a continué d'affirmer que les chiffres avancés par le PPC sont exacts.

«Je crois en nos chiffres, a déclaré M. Hudak, lors de son passage à une usine de fabrication de fournaises.

«Je crois tout simplement que des baisses d'impôt permanentes pour les créateurs d'emplois, et des coûts d'énergie plus abordables, permettront de créer des emplois.»

M. Hudak a promis qu'un gouvernement progressiste-conservateur permettrait de créer un million d'emplois en Ontario lors des huit prochaines années, bien qu'environ la moitié de ces emplois verraient le jour par l'entremise d'une croissance économique normale, peu importe le parti au pouvoir.

Mais les libéraux, d'abord, et maintenant plusieurs économistes d'envergure, incluant un ancien sous-ministre délégué des finances au gouvernement fédéral, disent avoir décelé des failles dans les chiffres avancés par M. Hudak, notant que les conservateurs pourraient avoir mal interprété certaines informations venant d'un rapport du Conference Board of Canada.

Mike Moffatt, un économiste à l'Ivey School of Business de l'Université Western, est l'un de ceux ayant soulevé ce qu'il a appelé une «erreur de calcul apparente» de la part des conservateurs.

«La plupart de leurs chiffres sont multipliés par huit», a-t-il fait remarquer dans une entrevue, expliquant que les conservateurs semblaient avoir comptabilisé une personne possédant un seul emploi pendant huit ans comme un nouvel emploi pour chacune des années de leur programme.

«C'est impensable de considérer ça comme un 'programme d'un million d'emplois'... C'est évident que les conservateurs ont mal interprété ces rapports.»

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