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Présidentielle en Égypte: el-Sissi en avance de quelques millions de votes

28/05/2014 10:21 EDT | Actualisé 28/07/2014 05:12 EDT

CAIRE, Égypte - Les premiers résultats partiels de l'élection présidentielle, annoncés tard mercredi, donnaient déjà une avance confortable au candidat favori, l'ancien maréchal Abdel-Fattah el-Sissi, après le dépouillement des votes de 2000 bureaux.

L'équipe de campagne de M. el-Sissi a affirmé qu'il avait obtenu 4,2 millions de votes, alors que son rival de gauche, Hamdeen Sabahi, n'en aurait obtenu que 133 548.

Sa victoire n'a jamais fait l'objet de doutes, mais l'ancien militaire âgé de 59 ans espérait un taux de participation élevé pour démontrer que sa décision de chasser le président islamiste Mohammed Morsi, l'an dernier, reflétait la volonté du peuple.

Le taux de participation s'est toutefois situé autour de 44 pour cent des quelque 54 millions d'électeurs, bien en-deçà des 52 pour cent qui avaient voté en 2012, lors de l'élection qui avait couronné Mohammed Morsi.

Les partisans de M. el-Sissi commençaient à célébrer au Caire. Des centaines de personnes se sont rassemblées sur la place Tahrir, où se sont tenues la majorité des manifestations de la révolution populaire de 2011 qui a mené à la chute du dictateur Hosni Moubarak. De plus petites foules se sont aussi rassemblées dans deux autres quartiers de la capitale.

Les électeurs se faisaient toujours rares en Égypte, mercredi, même après que les autorités aient décidé d'ajouter une journée au scrutin présidentiel pour tenter de gonfler le taux de participation.

Plusieurs bureaux de scrutin étaient peu achalandés et d'autres carrément déserts dans les trois quartiers visités par un journaliste de l'Associated Press mercredi matin. Des images diffusées à la télévision égyptienne témoignaient de situations similaires à travers le pays.

Les détracteurs de M. el-Sissi estiment que la faiblesse du taux de participation démontre qu'une majorité d'Égyptiens le croient incapable de régler les problèmes du pays et qu'ils craignent un retour au régime autoritaire d'Hosni Moubarak.

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