NOUVELLES

Pas de vente d'actifs pour renflouer les coffres de l'État, tranche Couillard

28/05/2014 02:26 EDT | Actualisé 28/07/2014 05:12 EDT

QUÉBEC - Le gouvernement libéral ne mettra pas des actifs d'Hydro-Québec en vente pour renflouer les coffres de l'État.

Après avoir soulevé cette possibilité en termes vagues plus tôt au printemps, le premier ministre Philippe Couillard a écarté mercredi le scénario d'une privatisation partielle d'Hydro-Québec ou d'autres sociétés d'État.

Le gouvernement «n'entend pas mettre en vente des actifs de l'État», a répondu M. Couillard à une question du chef péquiste intérimaire Stéphane Bédard à l'Assemblée nationale.

La mise en vente d'actifs n'est pas la solution aux problèmes financiers qui accablent le Québec et, de surcroît, ne serait pas nécessairement à l'avantage des citoyens, a fait valoir le premier ministre sur la base d'expériences étrangères.

La future commission permanente sur la révision des programmes pourra dans ses travaux aborder le dossier de la liquidation d'actifs mais le gouvernement n'a pas l'intention d'emprunter cette voie, a fait comprendre M. Couillard.

À une semaine du dépôt de son premier budget, le ministre des Finances, Carlos Leitao, a évoqué une impasse de 3,1 milliards $ pour l'année en cours et le chemin s'annonce parsemé d'embûches jusqu'au retour à l'équilibre budgétaire prévu en 2015-2016. Dans un tel contexte, la vente d'actifs n'apporterait qu'une «correction très ponctuelle» à un problème budgétaire bien plus profond et chronique.

«Il n'y aura pas de mise en vente d'actifs, a déclaré M. Couillard en Chambre. Ce n'est pas ça la solution au problème chronique financier et économique du Québec. C'est un atout considérable pour le Québec de compter sur ses sociétés d'État qui amènent des revenus considérables et leur mise en vente, ça a été vu ailleurs, n'est pas nécessairement à l'avantage des citoyens. Ce n'est pas de ça dont on discute. Ce qui est très important devant les déficits auxquels on fait face et le défi économique, c'est de faire une réforme de la fiscalité et de revoir tous les programmes de façon rigoureuse.»

PLUS:pc