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Les hausses de taxes scolaires seront difficiles à rembourser, dit Bolduc

28/05/2014 02:55 EDT | Actualisé 28/07/2014 05:12 EDT

QUÉBEC - Les hausses de taxes scolaires de l'an dernier pourront difficilement être remboursées, a déclaré mercredi le ministre de l'Éducation, Yves Bolduc.

M. Bolduc a affirmé qu'il serait complexe, pour les libéraux, de tenter de poursuivre sur la même voie que le Parti québécois.

«C'est très difficile et très complexe parce que le PQ a fait de ce dossier une vraie pagaille, a-t-il dit. Ils ont demandé aux commissions scolaires d'augmenter les taxes. Par la suite ils leur ont demandé de rembourser.»

Avant l'élection, le précédent gouvernement péquiste avait présenté un projet de loi pour rembourser des hausses de taxes scolaires.

M. Bolduc, qui avait réservé une de ses premières activités à la rencontre des dirigeants des commissions scolaires, après son assermentation, a expliqué mercredi que cet objectif semble irréaliste.

«J'ai rencontré des commissions scolaires. La réalité, c'est que c'est difficilement faisable mais on est en train de regarder des solutions, a-t-il dit. Ce qu'on veut surtout, c'est protéger le citoyen d'augmentations des taxes.»

M. Bolduc a précisé que le gouvernement libéral souhaite que les taxes n'augmentent ensuite pas davantage que le taux d'inflation.

«Les taxes scolaires, à chaque année c'est normal qu'il y ait une augmentation en fonction de l'augmentation de l'évaluation foncière, mais ça doit être contrôlé, a-t-il dit. Et également, pour l'ensemble des citoyens, ça représente l'équivalent du coût de la vie.»

En novembre dernier, le gouvernement péquiste avait déposé un projet de loi technique pour réduire le fardeau fiscal qui a été transféré aux propriétaires de résidences l'an dernier.

La ministre de l'Éducation d'alors, Marie Malavoy, souhaitait que les commissions scolaires remettent 100 millions $ en taxes à leurs contribuables.

Le PQ reprochait aux commissions scolaires d'avoir haussé leurs taxes en réaction aux compressions budgétaires de 250 millions $ sur deux ans imposées par son gouvernement.

Le chef péquiste intérimaire Stéphane Bédard a affirmé que le gouvernement libéral, majoritaire, est en position d'imposer ce que les péquistes ont été incapables de faire alors qu'ils étaient dans un gouvernement minoritaire.

«Il semble que le gouvernement recule. Il est en train d'organiser une hausse généralisée des taxes, c'est une mauvaise voie», a-t-il dit.

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