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Le président tchétchène dément avoir envoyé des soldats en Ukraine

28/05/2014 10:06 EDT | Actualisé 28/07/2014 05:12 EDT

Le président tchétchène Ramzan Kadyrov a démenti mercredi avoir envoyé des militaires combattre aux côtés des insurgés prorusses dans l'Est de l'Ukraine, sans exclure toutefois que des Tchétchènes aient pu s'y rendre de leur propre gré.

"Je déclare officiellement qu'il n'y a aucun +militaire tchétchène+ ni aucune +colonne militaire de Tchétchénie+ qui prend part au conflit", a-t-il déclaré sur sa page Instagram.

Les médias ukrainiens avaient auparavant publié des informations selon lesquelles des soldats tchétchènes seraient présent à Donetsk, bastion des insurgés prorusses où ont eu lieu de violents combats avec l'armée ukrainienne depuis le début de la semaine.

"La Tchétchénie est un sujet fédéral de la Russie et conformément à sa Constitution, elle n'a pas (ses propres) forces armées", a ajouté M. Kadyrov.

"Si quelqu'un a vu dans la zone du conflit un Tchétchène, c'est son problème. Les Tchétchènes sont trois millions et les deux tiers vivent en dehors des frontières de la république, y compris à l'Ouest. Nous ne pouvons et n'avons pas besoin de savoir qui d'entre eux part vers quelle destination", a-t-il poursuivi.

La chaîne de télévision américaine CNN a publié lundi une vidéo de séparatistes prorusses déclarant être des volontaires tchétchènes et se décrivant comme "des hommes de Kadyrov".

"S'il y avait de véritables +hommes de Kadyrov+ à Donetsk, les forces ukrainiennes ne seraient plus qu'un tas de cadavres", a répondu ironiquement mardi l'homme fort de Tchétchénie sur son compte Twitter.

Il a néanmoins reconnu dans la presse russe son rôle dans la libération des deux journalistes du site internet russe Life News, détenus par les forces gouvernementales ukrainiennes. Il avait pour cela été remercié lundi par le président russe Vladimir Poutine.

Ramzan Kadyrov, nommé à la tête de la Tchétchénie par le président russe en 2007, s'est lui-même surnommé "le fantassin de Poutine" lors d'une interview pour le quotidien russe Komsomolskaïa Pravda dimanche.

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