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Kristen Bell part en guerre contre les paparazzis qui photographient des enfants

28/05/2014 12:50 EDT | Actualisé 28/07/2014 05:12 EDT
Mike Pont via Getty Images
NEW YORK, NY - MAY 08: Actress Kristen Bell attends the New York City Ballet 2014 Spring Gala at David H. Koch Theater, Lincoln Center on May 8, 2014 in New York City. (Photo by Mike Pont/FilmMagic)

LOS ANGELES - Suri Cruise n'a pas cherché la célébrité. Pourtant, elle est pourchassée depuis sa naissance, simplement parce que ses parents sont Tom Cruise et Katie Holmes.

L'actrice de 33 ans Kristen Bell croit que cette situation est injuste. Elle a donc lancé un mouvement, qui prend de plus en plus d'ampleur à Hollywood, dans l'espoir de faire diminuer la demande pour des images d'enfants de célébrités par les paparazzis.

Lancée en janvier, la politique «No Kids Policy» touche les médias spécialisés dans les nouvelles sur les célébrités là où ça leur fait le plus mal, soit en limitant leur accès aux célébrités.

Bell a convaincu un grand nombre de vedettes, allant de Jennifer Aniston à Jennifer Lawrence, de refuser d'accorder des entrevues aux médias qui utilisent des photos ou vidéos d'enfants prises sans le consentement de leurs parents. Elle a par la suite rencontré des dirigeants de magazines et d'émissions télévisées pour leur dire qu'ils devaient se conformer à la politique sans quoi les célébrités les boycotteraient.

Elle tente maintenant de convaincre le public de penser aux circonstances entourant la prise des images qui se trouvent dans les magazines à potins.

Selon l'actrice, un enfant ne peut comprendre qu'il est un pion dans une machine et peut avoir l'impression d'être chassé par des prédateurs. Elle affirme qu'elle préférerait quitter l'industrie plutôt que de faire subir une telle attention médiatique à sa fille de 11 mois, Lincoln.

«J'aime beaucoup être une actrice, a-t-elle expliqué. Mais j'adore être mère et je sais sans aucun doute ce que je choisirais.»

Kristen Bell et ses célèbres collègues ne peuvent refuser de faire des entrevues puisque leurs contrats les obligent habituellement à faire la promotion de leurs films ou émissions de télévision. Ils peuvent cependant choisir à quels médias ils accepteront de parler.

Des émissions et magazines axés sur les célébrités comme Entertainment Tonight et Us Weekly, qui utilisent des images de photographes pigistes et d'agences de photos pour illustrer leurs reportages, ont assuré qu'il serait facile d'appuyer la cause de l'actrice. Leur interprétation de la politique semble cependant varier.

Le producteur exécutif d'Entertainment Tonight, Brad Bessey, a déclaré qu'il n'utiliserait des photos d'enfants de célébrités prises par des paparazzis sous aucune circonstance. Le rédacteur en chef d'Us Weekly, Mike Steele, a cependant indiqué qu'il pourrait utiliser de telles images pour illustrer une nouvelle de dernière heure impliquant les enfants.

Comme d'autres médias du genre, Us Weekly utilise également les médias sociaux pour obtenir des photos d'enfants de vedettes, dont l'utilisation est implicitement permise par les parents lorsqu'ils les publient eux-mêmes.

Tuan, un photographe pigiste qui collabore avec l'agence Phamous Photo, affirme n'avoir remarqué aucun changement en ce qui a trait au nombre de demandes pour ses photos, qui incluent parfois des images non autorisées d'enfants de célébrités.

«Nous avons des téléobjectifs et nous restons loin. Nous les laissons profiter de leur fin de semaine, a plaidé Tuan. Les enfants ignorent généralement ce qui se passe.»

Deux grandes agences de photos de célébrités, Splash News et x17, continuent également de distribuer des images d'enfants prises par des paparazzis. Leurs représentants ont refusé une demande d'entrevue à ce sujet.

Les magazines Life & Style, OK! et In Touch et des sites comme TMZ n'ont pas appuyé la politique de Kristen Bell et continuent de publier des photos d'enfants captées par des paparazzis. TMZ et OK! n'ont pas répondu aux demandes d'entrevues.

Bauer Media Group, qui publie Life & Style et In Touch, n'a pas accordé d'entrevue mais a déclaré par communiqué que ses équipes éditoriales suivaient «des directives rigoureuses», sans toutefois élaborer davantage.

In Touch publie une chronique hebdomadaire intitulée «oh baby!», remplie d'images d'enfants de vedettes. Un récent numéro incluait plusieurs images du fils de trois ans de Miranda Kerr et Orlando Bloom.

Il n'est pas illégal en Californie de photographier un mineur en public, mais de telles images ne peuvent être utilisées pour des fins commerciales sans le consentement des parents. Les lois californiennes pourraient par ailleurs être modifiées pour empêcher les photographes de harceler les enfants des célébrités.

Mais le pouvoir de la célébrité et une campagne menée par une mère pourraient s'avérer encore plus efficaces.

«Je continuerai de dire, jusqu'à ma mort, que ma fille ne devrait pas subir les conséquences de mon choix de carrière», conclut Bell.

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