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Galchenyuk et Bourque, deux bonnes cartes dans le jeu de Therrien

28/05/2014 03:19 EDT | Actualisé 28/07/2014 05:12 EDT

BROSSARD, Qc - En Alex Galchenyuk et Rene Bourque, Michel Therrien a de belles cartes dans son jeu en vue de la suite de la série contre les Rangers de New York.

On dit souvent que pour connaître du succès dans les séries, une équipe doit voir ses meilleurs joueurs être les meilleurs. Mais ça aide aussi quand la contribution vient de la part de sources secondaires.

Le tour du chapeau de Bourque, mardi, s'est avéré un beau boni de la part d'un joueur qui a été plutôt tranquille en saison régulière, avant de connaître un excellent premier tour éliminatoire contre le Lightning de Tampa Bay. Il a huit buts en séries jusqu'ici, un de moins que son total de neuf obtenu en saison régulière.

Mais le retour en force de Galchenyuk est particulièrement bienvenu, d'autant plus qu'il vient d'un joueur qui a été absent pendant six semaines en raison d'une blessure à la jambe. Malgré tout le talent qu'a l'attaquant américain d'origine russe, le fait qu'il ait joué à un niveau aussi élevé depuis son retour au jeu, survenu lors du deuxième match de la finale de l'Est, est une heureuse surprise pour le Tricolore.

«On voit une belle progression, a dit l'entraîneur du CH de son jeune attaquant, qui a connu une soirée d'un but et d'une aide, mardi soir au Centre Bell, après avoir inscrit un but à ses trois premiers matchs contre les Rangers. Après six semaines d'absence, on ne peut pas s'attendre à ce qu'un joueur soit à son sommet tout de suite. Mais Alex s'améliore de match en match, ce qui est très bon signe, et (mardi), il a disputé son meilleur match. Il s'implique, il ne craint pas de chercher à compléter des jeux dans des espaces restreints.»

Lars Eller a abondé dans le même sens, mercredi, pendant que 11 de ses coéquipiers participaient à un entraînement facultatif à Brossard, quelques minutes avant de se diriger vers New York en vue du sixième match de la série, jeudi.

«Il est revenu en force, plus encore que tout le monde s'y attendait, a dit l'attaquant danois. Il n'a pas l'air rouillé du tout. Il va dans la circulation lourde, il réalise des jeux dans des espaces serrés, il prend de bonnes décisions à tous les niveaux.»

Quant à Bourque, qui a réussi le premier tour du chapeau de sa carrière en séries, mardi — il en a trois à vie en saison régulière —, Therrien s'est dit d'avis qu'il a fourni une prestation digne d'un leader.

«Il joue du hockey inspiré, il est explosif sur la glace, a dit le pilote du CH. Il s'implique physiquement, il va au filet. Ce n'est pas toujours une question de points, vous savez, l'important c'est d'être engagé. Et il l'est depuis le début des séries.»

Selon le Elias Sports Bureau, Bourque est devenu le premier joueur du Canadien à réussir un tour du chapeau dans un match où l'équipe faisait face à l'élimination depuis les demi-finales des séries de 1945. Alors que le Tricolore tirait de l'arrière 3-1 dans cette série-là, Maurice Richard avait marqué quatre buts dans un gain de 10-3 contre les Maple Leafs. Toronto avait ensuite remporté la série 4-2.

Et depuis que le Canadien a remporté sa dernière coupe Stanley, en 1993, le seul autre joueur à avoir inscrit trois buts en séries pour le Tricolore est Andrei Kostitsyn, au printemps 2010 lors du deuxième match de la série contre les Capitals de Washington.

Ce qui est un tantinet ironique puisqu'à l'instar de Kostitsyn, Bourque représente une énigme enrobée dans un mystère. On sait qu'il est souvent invisible au cours d'une saison.

«Avant de penser au mystère, je vais le laisser aller encore un peu, je ne veux pas trop lui parler pour l'instant», a lancé Therrien à la blague, quand on lui a demandé s'il avait l'impression d'avoir résolu le «mystère Bourque».

Aux yeux de Eller, toutefois, la recette du succès pour Bourque n'est pas compliquée du tout.

«Il a confiance et il a plus de plaisir en ce moment, ce qui n'était pas toujours le cas pour lui dans le passé», a-t-il souligné.

Eller n'a pas joué souvent avec Bourque cette saison, si ce n'est que vers la fin du calendrier régulier et en séries. Une belle chimie semble toutefois s'être installée rapidement entre eux.

«Dans un trio, tout le monde a besoin de tout le monde. Si un des membres du trio joue bien, les chances sont que les deux autres vont bien aller aussi. Il faut voir le trio dans son ensemble», a fait remarquer Eller.

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