POLITIQUE

Procès de Lise Thibault : ses dépenses ont été scrutées à la loupe

27/05/2014 07:53 EDT | Actualisé 27/07/2014 05:12 EDT
Radio-Canada

Des frais de 193 000 $ pour la gestion de la Fondation Lise Thibault. Une facture d'avocats de 37 800 $ pour son divorce. L'experte-comptable de la Sûreté du Québec a continué à détailler pour une deuxième journée mardi la longue liste des dépenses de Lise Thibault qu'elle qualifie d'injustifiées.

Jacinthe Senneville a eu le mandat d'éplucher toutes les allocations de dépenses de l'ex-lieutenante-gouverneure durant son mandat de 10 ans. Elle a scruté tous ses comptes bancaires et vérifié une à une les transactions.

Selon la comptable, tous les frais liés à la fondation privée de Mme Thibault, qui fait la promotion du sport pour les personnes à mobilité réduite, n'avaient pas à être assumés par des fonds publics.

Or, les deux paliers de gouvernement ont investi 193 307 $ dans cette bonne cause. La majorité de cette somme a été déboursée par le gouvernement provincial pour payer le salaire des membres du cabinet de la lieutenante-gouverneure qui travaillait pour la Fondation.

Dans la liste des factures qui n'auraient pas dû être remboursées par les gouvernements, Jacinthe Senneville note des honoraires d'avocat de 37 797 $ pour le divorce de Lise Thibault.

Elle souligne également 1700 $ pour l'achat de lingerie et le nolisement de l'avion du gouvernement au coût de 6783 $ pour participer au lancement du ski assis en Abitibi.

Dans son rapport, l'experte-comptable qualifie le rôle de Guy Hamelin, qui était le chef de la sécurité de Lise Thibault de « caddie et non d'un garde du corps » lors de 73 journées de golf où il l'a accompagné.

Dans son rapport déposé en 2009, l'experte-comptable évalue les dépenses injustifiées de l'ex-lieutenante-gouverneure à 654 335 $ en 10 ans.

Comme lundi, l'avocat de Lise Thibault a interrompu le témoignage de Jacinthe Senneville à de multiples reprises. Me Marc Labelle a répété les objections, se plaignant que le témoin portait un jugement de valeur et sortait de son champ d'expertise.

« Elle confond son rôle d'expert avec celui de décideur des faits », a dénoncé Me Labelle au juge, qui a rejeté la plupart de ses griefs. Le juge Carol St-Cyr a rappelé qu'il n'est pas lié par l'opinion d'un expert.

L'experte-comptable reviendra à la barre des témoins mercredi.

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