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Nigeria: Washington sceptique sur le sauvetage des lycéennes

27/05/2014 04:02 EDT | Actualisé 27/07/2014 05:12 EDT

Les Etats-Unis ont fait part mardi de leur plus grand scepticisme après que le Nigeria eut affirmé avoir localisé les quelque 200 lycéennes enlevées par Boko Haram et ont dit douter de la capacité d'Abuja à secourir les jeunes filles.

Washington est l'Etat le plus impliqué dans la mobilisation internationale pour retrouver les adolescentes kidnappées mi-avril par le groupe islamiste armé, mais les Américains ne ménagent pas leurs critiques contre le régime du président Goodluck Jonathan pour la gestion de cette crise.

L'ex-président nigérian Olusegun Obasanjo a tenté une médiation avec des intermédiaires de Boko Haram pour libérer les 200 jeunes femmes, que l'armée nigériane a assuré avoir localisées.

"Nous n'avons pas d'information indépendante venue des Etats-Unis pour corroborer les articles de presse", a répondu la porte-parole du département d'Etat Jennifer Psaki à des journalistes qui l'interrogeaient sur les déclarations du chef d'état-major des forces armées nigérianes, le maréchal Alex Badeh, disant "savoir où se trouvent" les 223 adolescentes.

Questionnée pour savoir si elle trouvait ces affirmations "judicieuses", Mme Psaki a souligné que "pour la sécurité des filles, nous ne discuterions certainement pas publiquement de ce genre d'information".

Elle a aussi indiqué "ne pas croire" que les forces armées nigérianes aient la capacité et le professionnalisme nécessaires pour mener une mission de sauvetage réussie des lycéennes.

"Je ne pense pas que c'est comme cela que nous le gérerions et certainement pas comme cela que nous conseillerions à d'autres de le gérer", a critiqué la porte-parole de la diplomatie américaine.

Son gouvernement a dépêché au Tchad voisin quelque 80 militaires pour mener "des opérations de renseignement, de surveillance et des vols de reconnaissance au-dessus du nord du Nigeria et des régions voisines". Ces moyens humains s'ajoutent aux drones, avions-espions et une trentaine de conseillers civils et militaires chargés d'appuyer les forces de sécurité nigérianes.

Mais des responsables du département d'Etat, du Pentagone et du Congrès ont aussi taclé Abuja pour sa "lenteur inacceptable" à répondre à la crise et pour les violations des droits de l'homme dont son armée est accusée.

nr/sam

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