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Nigeria: nouvelle attaque de Boko Haram dans le nord-est (témoins)

27/05/2014 12:29 EDT | Actualisé 27/07/2014 05:12 EDT

Les forces de l'ordre, des batiments gouvernementaux et une école ont été la cible lundi soir d'une attaque des islamistes armés de Boko Haram dans la ville de Buni Yadi, dans le nord-est du Nigeria, ont indiqué des témoins.

La ville, où Boko Haram, a déjà massacré des dizaines d'étudiants au début de l'année a été prise d'assaut lundi à 20h00 locales (19h00 GMT), par les combattants islamistes qui ont commencé à faire feu sur les soldats à un check-point.

Ils ont ensuite détruit le bureau de la police locale et incendié la maison d'un chef du gouvernement local, ainsi que plusieurs bâtiments du gouvernement, selon les témoins.

Les milices ont également tiré sur une école primaire, mais il n'y avait aucun écolier à ce moment-là, a indiqué un des témoins, Kura Babagana.

"Quand ils ont commencé leur attaque, les gens ont fui (...) Il y a eu des victimes parmi le personnel chargé de la sécurité, mais je ne sais pas combien", a-t-il ajouté.

Il a également indiqué que des véhicules avaient été incendiés, ce qui a été confirmé par d'autres témoins dont un commercant, Buni Ibrahim, qui se trouvait dans la ville auy moment de l'attaque.

Buni Yadi se trouve dans l'Etat de Yobe, l'un des plus durement touché par le groupe islamiste qui mène depuis cinq ans une insurrection meurtrière.

Yobe, ainsi que les Etats de Borno et d'Adamawa, dans le nord-est, ont été mis pendant plus d'un an sous état d'urgence.

Les détails de cette attaque sont lents à parvenir en raison du mauvais état des lignes de communications, endommagées par toute une série d'assauts.

En février, Boko Haram a lancé des explosifs dans une résidence universitaire à Boni Yadi, puis tiré dans les chambres, tuant plus de 40 étudiants.

L'attaque de lundi est intervenue alors que le chef d'état-major nigérian, le maréchal Alex Badeh, annonçait que l'armée avait localisé les jeunes lycéennnes enlevées le 14 avril par Boko Haram, mais qu'une intervention militaire pouvait être dangereuse pour les otages.

Plusieurs initiatives de négociations sont en cours pour libérer les jeunes filles.

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